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    PMUM: Pauvre, mais généreux donateur

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    Le PMUM a réalisé en 1996 un chiffre d'affaires de 1,17 milliard de DH. En dépit de ses recettes importantes, le promoteur des courses hippiques est confronté à des difficultés financières. A cela s'ajoute l'absence d'une identité juridique.


    Enfin, l'on aurait pu faire mieux. C'est un peu ce que semble dire, un peu déçu, le colonel Omar Daoudi, directeur de la SOREC, la société qui gère les courses hippiques au Maroc et le PMUM (Pari Mutuel Urbain Marocain), leur promoteur.
    En 1996, le chiffre d'affaires du PMUM a atteint 1,17 milliard de DH contre 1,08 une année auparavant, soit une progression de 8%. Une performance qui a de quoi rendre jaloux plus d'un chef d'entreprise. 70% de ce total va aux gagnants. Le reliquat est réparti entre le budget de l'Etat, l'élevage, la Promotion Nationale et le PMUM à hauteur respectivement de 15,9, 7, 2,1 et 5%.(1).
    Pour le responsable de la SOREC, ces résultats pourraient être améliorés si quelques contraintes étaient levées. D'abord juridiques. Les paris sur les courses hippiques ne sont ni gérés, ni reconnus d'une manière directe bien qu'ils rapportent plus d'un milliard de DH, est-il indiqué. En pratique, la SOREC (société d'encouragement du cheval) est une entité qui coiffe deux activités à la fois. Les courses sont gérées à travers le Comité Consultatif des Courses alors que les paris le sont par le biais du PMUM. La SOREC est elle-même sous la tutelle du Ministère de l'Agriculture. Son identité semble être plus proche de celle d'un établissement semi-public autonome dont le PMUM serait le service commercial. En fait, ce n'est pas aussi simple. Les identités, les liens juridiques et les prérogatives de chaque niveau de l'organisation ne sont pas bien définis. La question du flou juridique soulève aussi celle des moyens financiers.

    Depuis 1980, le PMUM ne bénéfice plus que de 5% des recettes alors que sa part était auparavant de 9%. Difficile dans ce cas de mener à bien les projets d'investissement. L'agenda semble pourtant bien rempli: construction et extension d'hippodromes ou encore informatisation des jeux. C'est même de la survie de l'établissement dont il s'agit. Au 31 décembre 1996, les comptes audités depuis 1981 par le cabinet KPMG font ressortir un report à nouveau négatif de 2,8 millions de DH.
    Pour les responsables du PMUM, la situation n'est pas alarmante pour autant. «Nous devons reconnaître que les choses se sont améliorées au cours des six dernières années. Alors que le PMUM était à peine toléré vers les années 70, l'intérêt de ce type de pari est de mieux en mieux perçu, en particulier pour le cheval», tient à préciser M. Daoudi. En effet, nul n'aura autant défendu le cheval que le PMUM, ces «joueurs anonymes» (est-ce leur préoccupation?), la multitude de courses hippiques où se mesurent les chevaux des différents haras du pays mais aussi la contribution financière du tiercé à l'élevage: 77,44 millions en 1996.
    L'engouement pour les paris sur les courses hippiques semble au regard des résultats 96 important, mais peut surprendre aussi, d'autant que ces jeux ne bénéficient, contrairement au Toto-Foot ou au Loto par exemple, d'aucune publicité. Pour des milliers de turfistes, la perspective d'un gain providentiel, si l'on tombe sur la combinaison gagnante, est tentante.

    Mohamed BENABID

    (1) Cf L'Economiste du 18 janvier 1996

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