×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Plus de 6.000 hectares ravagés par le feu en 2005

    Par L'Economiste | Edition N°:2175 Le 20/12/2005 | Partager

    . C’est au Rif que la situation est critiqueL’intervention anthropique (humaine) et la sécheresse restent les principales causes des incendies de forêts au Maroc. Cette année encore, les flammes ont atteint un niveau critique. Déjà 6.198 hectares ont été ravagés par le feu, soit 0,07% de la surface totale du domaine forestier (environ 9.000.000 ha dont 5.814.000 ha de formations arborées). C’est ce qui ressort des récentes évaluations du Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification. Cela demeure tout de même le taux le plus bas au niveau du bassin méditerranéen (chaque année presque 50.000 départs de feu parcourent entre 600.000 à 1.000.000 ha). Ces statistiques démontrent néanmoins une diminution de 25% et de 20% respectivement en termes de superficie incendiée et de nombre de départs de feu par rapport à 2004. Le nombre d’incendies déclarés cette année est de 662 cas, soit une moyenne de 9,4 ha par incendie. Cependant, 85% des incendies déclarés ont été maîtrisés, causant des dommages ne dépassant pas les 10 ha par incendie. C’est dans le Rif que la situation est critique, avertissent les auteurs du rapport. Avec quelque 4.190 ha, soit 67,6% de la superficie incendiée à l’échelle nationale. En 2005, cette région a totalisé 53% des incendies. Elle est suivie par la région du Nord-Ouest avec 786 ha, soit 12,54% de la superficie brûlée. Sur la liste noire s’y rajoutent les régions de l’Oriental et du Nord-Est avec respectivement 677 ha, soit 11% de la superficie incendiée et 191 ha parcourus par le feu environ (3,1%). Les incendies survenus dans les régions du Centre, du Haut-Atlas, de Fès Boulemane, du Sud-Ouest, du Moyen-Atlas et du Sud, au nombre de 109, n’ont brûlé que 354 ha, soit seulement 5,6% de la superficie totale. A noter que 6 provinces totalisent 5.066 ha soit 82% de la superficie totale incendiée. Il s’agit de Larache qui a enregistré 116 incendies pour une superficie de 2.466 ha, suivie de Chefchaouen (89 incendies sur 795,8 ha), Tanger (75 sur 489 ha), Nador (29 sur 444 ha), Tétouan (71 sur 439 ha) et Kénitra (30 sur 432 ha). Dans la plupart de ces provinces, les paysans brûlent chaque année des milliers d’hectares de forêts en pleine montagne. Ils bénéficient ainsi de terres cultivables pour le cannabis. Les populations riveraines y pratiquent aussi le prélèvement de bois de chauffage et de construction et la cueillette de produits divers.Prévention, détection de l’alerte, lutte… figurent parmi les armes dont dispose le Haut-commissariat pour lutter contre le feu des forêts. Mais pourquoi les incendies sont-ils devenus si fréquents? L’homme est-il à lui seul responsable de ces calamités? Le rapport explique cela par le taux de boisement qui est très faible (8%), par l’aridité du climat et par les contraintes rendant difficile la reconstitution des espaces dégradés. Les déclarations des services forestiers montrent que les incendies d’origine naturelle (foudre) sont très rares. Pour plus de 95% des incendies, les causes et les auteurs ne sont pas identifiés. Reste que la quasi-totalité des départs des feux en forêts résultent de l’action de l’homme, soit par imprudence soit intentionnellement. D’où l’urgence d’une nouvelle législation environnementale qui persuaderait les populations, les industriels et les exploitants agricoles et forestiers de ne pas provoquer les feux de forêts.Fatim-Zahra TOHRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc