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    Enquête

    Plus de 20 prix pour l'OFPPT

    Par L'Economiste | Edition N°:240 Le 25/07/1996 | Partager


    Pour sa huitième édition, le concours général des centres de formation professionnelle a récompensé 30 projets. Les prix vont de 3.000 à 12.000 DH.


    Le concours général 1996 des centres de formation professionnelle a distingué 30 projets parmi 89. Pour cette 8ème édition, les stagiaires de l'OFPPT ont obtenu 26 prix. Les quatre autres projets primés proviennent des centres de formation de l'ONE, du Ministère de l'Intérieur et du Ministère des Travaux publics. La cérémonie de remise des prix, qui a eu lieu mercredi 17 juillet, a été présidée par M. Abdeslam Beroual, ministre de la Formation Professionnelle.

    Les projets primés sont répartis par filières. Pour la filière électronique, le premier prix a été attribué à une machine de pompage automatique des eaux, conception de M. Noureddine El Absaoui de l'Institut Supérieur de Technologie Appliquée ISTA de Béni-Mellal. Pour la filière électricité, le premier prix a été décerné à l'ONE et le deuxième à Mlle Khadija Harout de l'Institut Supérieur Industriel de Casablanca ISIC d'Aïn-Bordja pour sa ligne automatique de lavage et séchage de boîtes de conserves. Pour la filière électromécanique, le jury a estimé que le travail effectué ne méritait pas l'attribution d'un premier prix. Les ISTA de Settat et de Kénitra se sont alors partagés le deuxième prix: M. Abdelaziz Chenougui de l'ISTA de Settat pour sa bobineuse de produits industriels et M. Saïd Bouhsini, sa coupe-fer poinçonneuse automatisée.

    Le premier prix froid et climatisation est revenu à M. Bouchaïb Feryat de l'ISTA de Tétouan pour sa piste de patinage. Kamal Qamch de l'ISIC Aïn-Bordja a reçu le premier prix fabrication mécanique pour une machine à centrer qui lui a valu une embauche à SBS Usinage. Une machine fabriquant des buses en béton comprimé s'est adjugé le premier prix construction métallique. Ce projet réalisé par M. Lhoucine Charfi de l'Institut de Technologie Appliquée ITA de Laâyoune a été proposé par OSIBA, une société de la même ville. Le premier prix mécanique auto et agricole est revenu à Adil Benlemouaz de l'ISTA de Meknès pour un banc universel destiné à l'entretien et au contrôle du circuit d'alimentation des moteurs thermiques.

    Projets commercialisables


    Le concours général qui fait participer tous les centres de formation professionnelle de tous les départements formateurs, niveau technicien ou technicien spécialisé, a été institué par l'arrêté du ministre des Travaux Publics n°182/901 du 12 décembre 1989 (article 7). "C'est un concours qui a été institué pour mettre en concurrence les différents établissements de formation professionnelle. Il permet aux meilleurs lauréats d'émerger et de valoriser leurs compétences et faire connaître davantage le produit formation professionnelle", explique M. Ahmed Alkabbab, chef de la Division des Examens et Contrôle Qualité de l'OFPPT.

    L'épreuve du concours consiste en la réalisation individuelle d'un projet défini à partir d'un cahier des charges qui doit fixer les moyens alloués au projet, ses spécifications techniques et les différentes parties à évaluer (étude théorique, exposé, réalisation).

    Chaque année, un jury, constitué par des professionnels, des formateurs et des universitaires, propose et établit les cahiers des charges. Le jury a également pour mission de "vérifier la conformité des conditions de participation, la sélection des thèmes du cahier des charges du concours général et superviser le déroulement du concours". M. Jaâfar Debbagh, membre de la commission génie mécanique et directeur de deux sociétés, SODEI et SED, estime que "faire partie du jury permet d'être à l'affût des innovations que connaît le monde industriel". Les professionnels participent en amont au concours général. Ce sont en effet eux qui proposent les projets à réaliser à partir de leurs besoins.

    Une fois les cahiers des charges émis, les données sont transmises au Ministère de la Formation Professionnelle qui rassemble tous les projets. "Un débat est alors engagé pour valider, modifier ou proposer d'autres projets", explique M. Alkabbab. Les projets doivent pouvoir servir de maquettes didactiques et être commercialisables.

    Côté financement, les projets réalisés par les stagiaires de l'OFPPT sont supportés par les budgets de fonctionnement (poste matière d'oeuvre). "Nous nous orientons aussi, progressivement, vers le sponsoring ou le parrainage", souligne M. Alkabbab.

    Si les projets sont prédéfinis au niveau du Ministère de tutelle, leur conception revient aux stagiaires qui disposent de 3 mois seulement pour les réaliser. Pour concourir, les candidats doivent être âgés de 28 ans au plus, avoir le niveau baccalauréat ou ramenés à ce niveau par la passerelle, être choisis parmi les meilleurs de leur spécialité et être cautionnés par le Conseil de gestion et de coordination pédagogique. L'avis du formateur est ici essentiel. Ainsi, les candidats méritants, volontaires et ayant de grandes capacités de communication, sont avantagés.

    Malika EL JOUHARI

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