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    Culture

    Pleins feux sur les bijoux nationaux

    Par L'Economiste | Edition N°:2419 Le 11/12/2006 | Partager

    . Réhabilitation de la casbah des Oudayas en musée. Près de 9 millions de dirhams investis pour la restauration et l’aménagement des musées marocainsC’EST la semaine dernière en grande pompe qu’a eu lieu l’inauguration du Musée national des bijoux. C’était en présence notamment de Mohamed Achaâri, ministre de la Culture et de Manuel Chaves, président du gouvernement autonome de l’Andalousie. Notons que le projet d’aménagement et de rénovation du musée des Oudayas en Musée national des bijoux a été réalisé en collaboration avec l’Andalousie dans le cadre du programme de coopération internationale. Ce qui renforce les rénovations déjà effectuées dans les musées archéologique, ethnographique et de la casbah à Tanger ou encore à l’Ecole des arts et métiers. «Ce musée vise la réhabilitation de la casbah des Oudayas, en tant que produit architectural et urbanistique», a indiqué Achaâri. Pour sa part, Chaves a mis l’accent sur le rôle des bijoux dans le renforcement et le développement de la coopération entre les parties. «Ce qui permettra d’ouvrir d’autres musées au nord du Maroc à l’horizon 2007», a-t-il dit. Le gouvernement autonome de l’Andalousie a réalisé plus de 100 actions culturelles communes avec le Maroc, dont le Musée national des bijoux. Quelque huit millions d’euros (près de 9 millions de DH) ont été investis pour la restauration et l’aménagement des musées marocains, a ajouté Chaves.A noter que le Musée national des bijoux abrite une exposition permanente dédiée au thème du bijou. Le parcours muséographique se développe suivant cinq sections (salles) indépendantes. La première salle est consacrée à la présentation des artefacts archéologiques issus des périodes préhistorique, antique et islamique. La seconde met l’accent sur les différences entre le bijou masculin et le bijou féminin. La troisième permet de voir les différentes techniques de fabrication et de décoration ainsi que les outils utilisés à cette fin. Enfin, la quatrième salle présente les rituels et ustensiles du hammam alors que la cinquième met l’accent sur les spécificités régionales des principaux centres de production du Maroc. L’on distingue deux types de bijoux: rural et citadin. Le rural, exclusivement en argent, révèle les différentes techniques de fabrication (niellage, filigrane, gravure, ajourage …). Les plus beaux éléments de parure rurale sont produits dans les ateliers de l’anti-Atlas (Tiznit, Ida ougnidif…).Le bijou citadin, généralement en or ou en argent doré, constitue l’essentiel des accessoires de la parure féminine: le Taj (couronne de la mariée), la Lebba –pectoral- (collier enrichi d’or et de pierres précieuses), les boucles d’oreilles et les bracelets en or massif. Ces bijoux présentent des variétés et des particularités locales ou régionales. Ils se déclinent en sous-groupes de bijoux féminins et masculins. D’autres part, les armes constituent les éléments d’apparat pour les hommes: les fusils du nord, les fusils du sud et leurs accessoires (les étuis pour le port du Dalil al-Khaïrat «recueil de prières»), les cornes et les poires à poudre), les sabres et les poignards (Khanjar) qui sont divisés en trois catégories (Koumiyya, Sboula et Khanjar). Toutes ces armes blanches et à feu sont de véritables bijoux et font partie intégrante du costume d’apparat masculin.F. Z. T.

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