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    Economie

    Planification familiale : Moins de quatre enfants par femme en 1995

    Par L'Economiste | Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager


    Baisse de natalité, plus de recours aux méthodes contraceptives et plus de consultations prénatales. Tels sont les résultats de l'enquête sur la population et la santé en 1995.


    Le nombre de naissances par femme n'est plus que de 3,6 en 1995 contre 4,2 en 1992 et 5,9 en 1979. Le recul de l'âge du mariage et la prévalance contraceptive sont pour beaucoup dans cette évolution. C'est ce qui ressort des résultats de l'enquête panel sur la population et la santé en 1995, présentés par le Ministère de la Santé Publique les 13 et 14 juin dernier. Les femmes rurales mettent plus d'enfants au monde que les citadines (4,9 contre 2,2). Mais en 15 ans, les femmes rurales ont réduit leur nombre d'enfants de 7 à 4,9.

    L'enquête, qui s'inscrit dans le programme mondial des enquêtes démographiques de la santé, a associé trois partenaires: le Service des Etudes et de l'Information Sanitaire (SEIS) du Ministère de la Santé Publique (MSP), pour le travail sur le terrain, Macro International Inc pour l'assistance technique et l'Agence américaine pour le développement international (USAID) pour l'appui financier.

    Les enquêteurs du MSP ont interviewé 4.750 femmes (2.370 citadines et 2.383 rurales) âgées entre 15 et 49 ans. Il s'agit d'un sous-échantillon du panel de 1992.

    Trois femmes sur cinq ne savent ni lire, ni écrire. Malgré un niveau d'instruction encore bas, le Maroc semble avoir réalisé sa transition démographique, avait indiqué M. Youssef Courbage, un chercheur à l'Institut National d'Etudes Démographiques, lors du colloque sur la sécurité du monde arabe organisé à Casablanca en janvier dernier.

    Les femmes se marient aujourd'hui tardivement par rapport à leurs mères. En 1995, une jeune fille sur 9 s'est marié avant 15 ans. En 1960, 6 étaient déjà mariées avant leur quinzième anniversaire. Actuellement, à 24 ans, 3 femmes sur cinq sont toujours célibataires.

    En outre, elles recourent plus que leurs aînées à la contraception, soit une femme sur deux. L'enquête révèle aussi que plus d'une femme sur quatre désire espacer les naissances. Le mérite de l'utilisation des moyens de contraception revient, selon le Ministère de la Santé Publique, aux visites à domicile de motivations systématiques (VDMS).

    L'enquête donne égalemnt la distribution géographique des femmes utilisant un moyen de contraception. Les femmes du Centre-Sud, suivies de celles du Centre et du Tensift, arrivent en tête. Celles du Sud sont les moins sensibles à la planification familiale. Par niveau d'instruction, la limitation des naissances préoccupe 45% des femmes sans instruction, 63% de niveau primaire et 66% de niveau secondaire. Mais, en quatre ans (de 1992 à 1995), les femmes sans instruction font preuve de plus de vigilance (elles sont 25% de plus à utiliser une méthode contraceptive).

    La pilule s'adjuge la part du lion, puisque 64% des femmes l'utilisent. Les méthodes traditionnelles viennent juste après avec 16% contre 14% en 1992. En revanche, le préservatif n'est pas encore bien établi dans les murs (3%). Les femmes s'approvisionnent en préservatifs et pilules principalement au niveau des centres de santé et des dispensaires (61%), suivis par les pharmacies (33%), et loin derrière les équipes mobiles. Le médecin touche seulement 3% des femmes. L'approvisionnement auprès de l'Association Marocaine de Planification Familiale reste très faible (1%).

    Par ailleurs, entre 1987 et 1995, les consultations prénatales ont pris de l'importance. Ainsi, en 1992 45% des femmes voient le médecin pendant leur grossesse contre 23% en 1987. La proportion d'accouchement assisté passe également de 26 à 40% pour la même période. Les familles semblent beaucoup plus sensibles à la vaccination qu'elles ne l'étaient autrefois. 85% des enfants âgés entre 12 et 25 mois sont vaccinés contre seulement 66% en 1987. Conséquence: en 1979, un enfant sur sept mourait avant son quatrième anniversaire contre un enfant sur 13 en 1995.

    Meriem EL OUDGHIRI

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