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    Peugeot 206: La chaîne de fabrication passe à la vitesse supérieureDe notre envoyée spéciale à Mulhouse, Nadia BELKHAYAT

    Par L'Economiste | Edition N°:919 Le 19/12/2000 | Partager

    . Située à l'Est de la France, l'usine de Mulhouse abrite l'une des plus importantes unités de fabrication du constructeur automobile français. Une visite guidée de l'usine a eu lieu la semaine dernière au profit d'une cinquantaine de journalistes . Près de 14.500 personnes y travaillent pour fabriquer 9.200 Peugeot 206 par semaineMulhouse mardi 28 novembre, 15 heures. Une cinquantaine de journalistes venus d'une vingtaine de pays (Europe de l'Est, Moyen-Orient et Afrique du Nord), étaient invités à visiter l'usine où les Peugeot 206 et 206 CC sont fabriquées. Il s'agit d'une des plus importantes usines du groupe PSA Peugeot Citroën (qui dispose de cinq sites de production à travers la France). Elle tourne à pleine activité en raison du succès de la 206. La production a été augmentée de 25% l'année dernière, entraînant la création de 2.000 nouveaux emplois, en plus des 1.000 postes créés pour faire face à la réduction du nombre d'heures de travail due au passage aux 35 heures. Les responsables ont même décidé de ne plus fermer l'usine en été pour accroître encore la capacité de production. L'usine emploie un effectif de 14.500 personnes et assure la production de deux voitures par minute, c'est-à-dire 1.820 unités par jour ou 9.200 par semaine. Sur les 5 usines du groupe, celle de Mulhouse est classée première en termes d'effectif et deuxième en termes de production. La visite de l'usine dure environ une heure. Les journalistes ont droit à des casques pour bien écouter les explications du guide et lunettes pour se protéger les yeux. Une visite d'une demi-heure à l'atelier de ferrage permet d'observer les procédés d'assemblage des pièces de tôle provenant de l'emboutissage et d'autres fournisseurs. L'assemblage est effectué par des robots, qui réalisent plus de 3.500 points de soudure par caisse. Le spectacle de ces 370 robots de soudure, de manutention et d'encollage est impressionnant. Près de 2.500 personnes sont employées dans cet atelier. Une 206 passe 12 heures à travers l'ensemble des chaînes de fabrication avant d'être achevée. C'est ce qu'indique M. Clément Wiss, responsable de la communication et des relations extérieures à la Direction industrielle et des fabrications. Les journalistes étaient ensuite conviés à visiter l'atelier de montage où sont employées 4.500 personnes. Dans cette unité, 250 camions de livraison sont en fonctionnement et 7.000 références de pièces sont gérées. «La future 206 poursuit son parcours: les monteurs y installent successivement ceintures de sécurité, radiateurs, pare-chocs, feux, sièges, volants et roues. La voiture reçoit ensuite ses portes, puis différents liquides, avant de subir plusieurs contrôles électriques et de passer sur les bancs de réglage des phares«, explique M. Wiss. Pour les ouvriers, ce travail à la chaîne paraît ardu et contraignant. «Il est impossible de robotiser ces tâches de montage, car cela nécessiterait un investissement trop important«, est-il souligné. Les ouvriers effectuent les mêmes gestes toute la journée. Certains d'entre eux sont polyvalents et changent de poste de travail toutes les semaines ou tous les mois. D'autres refusent de changer de poste et préfèrent continuer à faire la même tâche, par habitude. Ils peuvent prendre une pause de 10 minutes seulement toutes les deux heures, pour se reposer et boire. En cas de malaise ou de fatigue, ils ont également la possibilité de téléphoner à des «remplaçants« polyvalents qui sont immédiatement disponibles pour assurer la relève. L'un des directeurs principaux de l'entreprise a commencé en tant que simple ouvrier, puis a gravi progressivement les échelons. Cet exemple montre que les évolutions de carrière sont possibles pour les personnes sérieuses, motivées, volontaires et ambitieuses. «Ils ont d'ailleurs également la possibilité d'entreprendre des études plus poussées en parallèle avec leur travail«, indique une des responsables. Ces frais sont alors payés soit par l'ouvrier, soit par l'entreprise. Les salaires bruts de départ des ouvriers sont de 8.000 Francs par mois, primes comprises. La main-d'oeuvre étrangère constitue 17% de l'ensemble.«J'ai été embauché en 1995 avec un DUT en génie mécanique et productique, de nombreux bac+2 avaient été recrutés cette année-là. J'étais intéressé par le centre, ayant fait mes études à Mulhouse et vivant tout près d'ici. Je suis arrivé pour le restylage de la 106. Aujourd'hui, je dirige une unité d'une trentaine de personnes chargées de l'habillage des moteurs, un secteur complètement réorganisé pour la production de la Peugeot 206«, indique Sébastien Fillinger, 28 ans, responsable d'une unité élémentaire de production. L'un des principes de la gestion dans l'usine est de faire participer les ouvriers à la prise de décision en leur donnant la possibilité de s'exprimer. C'est ce qu'indique M. Fillinger. «Dans notre activité quotidienne, les démarches participatives jouent un rôle de plus en plus important. Notre objectif est de responsabiliser un maximum de personnes, en sollicitant leurs initiatives. Nous suscitons l'émergence des suggestions et propositions par toutes sortes d'incitation«.N. B.

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