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    Economie Internationale

    Pétrole: Les cours évoluent en dents de scie

    Par L'Economiste | Edition N°:227 Le 25/04/1996 | Partager


    Les cours du pétrole sont pris de vertige. Après avoir gagné près de 2 Dollars pour atteindre 24,6 Dollars il y a une quinzaine de jours, le prix du Brent de la Mer du Nord, négocié à Londres, a chuté à environ 19 Dollars le 19 avril. Le même jour, le baril de WTI (West Texas Intermediate), coté sur le Nymex de New-York, se négociait à 23,82 Dollars contre 24,67 Dollars la veille.
    Les mouvements de Yo-Yo que connaît le prix du brut depuis fin janvier s'explique à la fois pour des raisons politiques et techniques, selon le quotidien français Libération.
    Déjà à la mi-janvier, les perspectives de discussions entre Bagdad et l'ONU sur une éventuelle reprise des exportations irakiennes avaient fait baisser les cours du brut à New York et à Londres. A New York, le prix du brut de référence avait chuté de 4,5% en deux jours pour clôturer à 18,32 Dollars le 22 janvier (1$US=8,80DH). Dans le même temps, le baril de brut de la Mer du Nord était tombé à environ 17,50 Dollars. Il est rappelé que la vague de froid qui s'était abattue sur les Etats-Unis avait fait monter le baril de Brent à 19,70 Dollars le 8 janvier.
    Le 29 janvier, les discussions sont à peine ouvertes que le cours du Brent baisse à 16,20 Dollars. Le marché étant alors surapprovisionné (l'Opep livrait 25,8 millions de barils par jour (mbj) pour un plafond théorique de 24,5 mbj), les cours se maintiennent à un bas niveau.

    Début avril, les cours du Brent reprennent du poil de la bête et enregistrent une hausse de 40%. Le baril est alors négocié à 22 Dollars. C'est un peu normal, diront les experts, les pourparlers entre Bagdad et l'ONU n'ayant toujours pas abouti. En fait, l'envolée des prix s'explique aussi, voire surtout, par la stratégie d'approvisionnement des Américains. "Outre-Atlantique, les opérateurs ont mené des stratégies d'approvisionnement en flux tendus. Ce qui les a conduits à réduire fortement leurs stocks. Ces derniers étaient tombés récemment à leur plus bas niveau depuis dix-neuf ans", rapporte Libération en citant le directeur du rapport annuel Cyclope 96 sur les matières premières. Après avoir ouvert les vannes du brut et de distillats (essence, gasoil, kérosène...), les Américains ont dû reconstituer leurs stocks.
    Actuellement, les stocks de brut et de produits des compagnies américaines sont de l'ordre de 650 millions de tonnes (soit 35 jours de consommation) contre 725 millions fin 1994.
    Si les négociations Irak-ONU sur la mise en oeuvre de la résolution 986 du conseil de sécurité (le texte se résume par la formule "pétrole contre nourriture") aboutissent, ce sont près de 750.000 barils par jour qui viendront inonder un marché qui ne pourra les absorber que si les membres de l'Opep s'engagent à respecter leur quota respectif.

    Hakima EL MARIKY

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