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    Economie

    Parcs industriels: Un calendrier difficile

    Par L'Economiste | Edition N°:289 Le 17/07/1997 | Partager

    Les négociations sur les parcs industriels entre le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MCIA) et des développeurs privés ont abouti à la création d'un groupement dénommé Tangier Free Zone. Cependant, le lancement des travaux est différé.


    La pose de la première pierre pour le lancement des travaux du parc industriel de Tanger devra attendre encore. Le calendrier ne sera pas respecté, puisque le dossier n'est pas complètement ficelé. Pour l'instant, une société dénommée «Tangier Free Zone» (TFZ) a été constituée. Elle est dirigée par M. M'Fadel Lahlou, PDG de la SNI. Chargé de l'aménagement de la zone industrielle de Tanger, ce groupement est attributaire de 200 ha appartenant à la Sogeta. Une superficie de 78 ha appartenant au domaine public de l'Etat est en cours de négociation pour être cédée à TZF.
    Les négociations entre le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat et des entreprises privées pour constituer ce groupement auraient arrêté la liste. Il s'agit de la SNI, la BCM, la BMCE et l'Alliance, entreprise maître d'ouvrage délégué spécialisée dans le génie civil et dirigée par M. Alami Lazrak.
    Ce groupement devra également prendre en charge le parc industriel de Nouacer. Pour ce dossier, le Ministère est au stade de l'élaboration du cahier des charges définissant «les conditions et les clauses concernant la vente au profit d'organismes d'aménagement et de gestion d'un immeuble domanial à Nouacer».

    Services intégrés


    Le tour de table étant constitué, d'autres organismes ont manifesté leur intention. Le MCIA précise que «la SFI, la BAD, la BEI et Proparco ont exprimé leur intérêt de participer à ce projet» sous la double casquette: actionnaires et bailleurs de fonds mais exigent une étude de faisabilité, indique le Ministère.
    Pour le MCIA, le parc industriel est un espace planifié selon les besoins de développement industriel exprimés par les investisseurs potentiels. Dans cette perspective, il faudra mettre à leur disposition des «lots dotés de tous les équipements pour l'installation et le fonctionnement des unités industrielles, particulièrement l'eau, l'électricité, l'assainissement, les télécommunications ainsi qu'un ensemble de services». Ces derniers concernent le traitement des rejets et la maintenance des machines afin de réduire le temps de panne. En outre, ces parcs devront fournir les services de mise en relation d'affaires, de gardiennage, de collecte des ordures et les services d'intermédiation avec l'environ-nement de l'entreprise. Ce service constituera l'interface avec l'Administration pour accueillir et faciliter les démarches administra-tives des investisseurs.
    De plus, une étude a révélé que la demande des investisseurs va englober les services de transport en commun, la restauration d'entreprises ainsi que d'autres utilités.

    Afin de ne pas grever le coût de revient de l'aménagement de ces parcs et offrir ainsi aux investisseurs des terrains à des prix compétitifs, l'Etat prend en charge les aménagements hors-site. Les développeurs s'engagent à pratiquer des prix étudiés pour intéresser les investisseurs à venir s'installer. Les opérateurs installés dans ces parcs seront appelés à participer à leur fonctionnement.
    Selon le Ministère, leur réalisation aura un impact sur le développement économique et social. Les études menées et avancées par ce département ont permis de montrer que le site de Tanger-Boukhalef créera à terme plus de 1.900 nouvelles entreprises pour un investissement de l'ordre de 2 milliards de Dollars. Les postes d'emplois générés sont estimés à près de 70.000 et le chiffre d'affaires à l'exportation à environ 2,5 milliards de Dollars. Ce projet englobe une zone industrielle normale sur une superficie de plus de 100 ha que la CDG aménage et une zone franche d'exportation de 345 ha.
    Quant au projet du parc de Nouacer, se trouvant à proximité de l'aéroport Mohammed V de Casablanca, sa superficie est de 256 ha. Ce site devrait abriter plus de 900 nouvelles entreprises pour un investissement d'environ 1,5 milliard de Dollars. Les nouveaux emplois créés devraient atteindre 55.000 et le chiffre d'affaires à l'exportation serait de l'ordre d'un milliard de Dollars.

    Mohamed CHAOUI

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