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    Culture

    Parcours d’un pionnier de l’art contemporain

    Par L'Economiste | Edition N°:3429 Le 22/12/2010 | Partager

    . Un livre racontant la vie d’André Elbaz. Tableaux et photos souvenirs en illustration L’HISTOIRE d’un parcours hors du commun. Celle d’André Elbaz, l’un des précurseurs de l’art contemporain marocain, au même titre qu’Ahmed Cherkaoui, Jilali Gharbaoui ou Farid Belkahia. C’est ce que proposent les éditions «La Croisée des Chemins», avec le beau livre «Tu en verras de toutes les couleurs». Françoise Elbaz, épouse de l’artiste et professeur à Paris, a rédigé le texte, avec un style fluide et simple, qui incite à la lecture. A travers le témoignage d’André, c’est tout un pan de l’histoire de l’art marocaine qui est évoqué. La Fondation ONA et le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, ont apporté leur soutien à cette publication, pour rendre hommage à cet artiste heureux de revenir montrer aux siens le fruit d’un demi-siècle de travail acharné. Dédié à «la mémoire du regretté roi Mohammed V», l’ouvrage contient de nombreuses photographies de jeunesse en noir et blanc et des dizaines de photos de tableaux. Dès les premières pages, le lecteur ressent l’amour inconditionnel que l’artiste porte au Maroc. André Elbaz a passé ses vingt premières années à El Jadida. Il raconte l’ambiance qui régnait dans son quartier. «En début de soirée, quand le marché et les magasins fermaient leurs portes, quand le silence remplaçait le brouhaha de la journée, les clients du café maure qui jouxtait notre maison appréciaient tout particulièrement les répétitions de l’orchestre andalou dirigé par mon père», se souvient-il, nostalgique. Il regrette aussi le triste sort de la maison où il a grandi. «Notre maison a été détruite dans les années 60. Elle n’existe plus. Pendant longtemps, un mur élevé cacha ce qui restait d’un lieu si tendre à mon souvenir».André Elbaz relate sa passion pour le théâtre et sa découverte du dessin et de la peinture. Il se remémore ses premiers séjours à Paris et Londres, ses premières esquisses, ses années de galère, sa découverte des musées parisiens … «Je dessine dans les cafés, les métros, les théâtres, les jardins, les centres d’étudiants. Je vais croquant des scènes et, jour après jour, je retourne au Musée d’Art moderne», confie-t-il. En 1960, choqué par le tremblement de terre d’Agadir, il produit beaucoup. Sa première œuvre abstraite date de cette période. Elbaz décrit ses premières expositions au Maroc et son année passée à l’école des Beaux-Arts de Casablanca comme professeur. Il revient sur ses rencontres (avec Chaïbia Tallal, entre autres) et ses voyages en France, Angleterre, Canada, Grèce, Etats-Unis, Japon, Tunisie... Avec humour, il relate certaines anecdotes et expériences qui l’ont marqué. Rappelons que l’artiste a spontanément offert en 2007 quinze de ses œuvres au futur Musée national d’art contemporain de Rabat. Son souhait serait qu’El Jadida soit dotée d’un musée ou d’un théâtre et il promet de nouveaux dons si le projet prenait forme… Nadia BELKHAYAT

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