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    Paelinck Van Meerbeek, responsable de la sous-traitance à la Commission Européenne : "Le partenariat doit être élargi à la formation"

    Par L'Economiste | Edition N°:248 Le 03/10/1996 | Partager

    La Commission n'a pas contribué au SISTEP'96 dans le domaine du partenariat pour des raisons budgétaires. Elle apporte cependant un soutien entier à la manifestation et appelle à la consolidation de la formule.

    - L'Economiste: Les organisateurs du SISTEP tablaient sur le soutien de l'UE à travers l'opération de partenariat de type Med Interprise. Pourquoi le SISTEP'96 n'en a-t-il pas bénéficié?
    - M. Paelinck Van Meerbeek:
    Le programme étant arrivé à son terme en 1996, la Commission Européenne(CE) ne pouvait affecter un budget de soutien à la deuxième édition du SISTEP. La reconduction du programme prévue en 1997 permettra à la prochaine édition d'en bénéficier. Cependant, à travers ma présence aujourd'hui, la Commission exprime sa volonté de développer la sous-traitance au Maroc et je dois dire que les résultats sont étonnants.

    - Quelle est la stratégie de la CE pour la promotion de la sous-traitance?
    - Notre mission se décline en trois volets: d'une part, améliorer la transparence des marchés et, là, l'impact des bourses nationales de sous-traitance est indéniable.
    La CE peut de son côté évaluer dans les secteurs prioritaires les relations de sous-traitance et apporter des solutions. Pour permettre une meilleure maîtrise des partenaires, nous avons développé un répertoire des intermédiaires en sous-traitance.
    D'autre part, un code de bonnes pratiques est en cours d'élaboration afin d'améliorer de manière consensuelle les relations entre donneurs d'ordre et sous-traitants. La CE va également publier dans quelques semaines un guide des régimes juridiques de la sous-traitance industrielle qui peut être une référence, même pour les chefs d'entreprises des pays non communautaires.
    Enfin, plusieurs outils tels que l'Europartenariat, Interprise, Med Partenariat et MedInvest peuvent contribuer à améliorer les rapports entre donneurs d'ordre et sous-traitants.

    - Existe-t-il un programme d'action pour la promotion de la sous-traitance dans les pays hors UE?
    - Il n'y a pas de programme spécifique à un pays. Chaque pays doit d'abord bien maîtriser sa sous-traitance, la former, la mettre à niveau puis encourager les entrepreneurs à participer aux différentes actions de promotion. A cet effet, plusieurs manifestations en Europe (Med Partenariat) constituent un lieu de rencontres essentiellement de sous-traitants.
    Il est donc important de soutenir la présence des PME marocaines pour qu'elles restent au fait des actions développées en Europe ainsi que des régimes juridiques en vigueur. Cela va de la pérennité de la relation et de l'entreprise elle-même.

    - Que préconisez-vous pour pallier la carence en formation et en qualité notamment?
    - L'ONUDI et le programme MEDA seront d'une aide certaine dans le domaine de la formation. Mais la démarche qualité, la formation et la mise à niveau du personnel de l'entreprise doivent avant tout être une priorité du chef d'entreprise. Il doit être soutenu dans sa démarche par la BNSTP, les chambres de commerce et les associations professionnelles.

    - La majorité des entreprises sont à présent conscientes de la nécessité de la mise à niveau à travers une démarche qualité. Ce sont les moyens qui font défaut.
    - Pour pallier le manque de moyens, il faut peut-être privilégier le partenariat entre donneurs d'ordre et sous-traitants. Il existe de nombreuses initiatives telles que les stages au sein des entreprises-clientes qui contribuent à l'amélioration de la qualité. Ces séjours permettent de comprendre les exigences du donneur d'ordre et in fine d'éviter de perdre le client final. Il ne s'agit pas de développer le courant d'affaires à travers le volume des affaires uniquement, mais aussi par la formation du personnel et le transfert de technologie. Le partenariat doit donc être élargi à la formation des hommes. Ces modes de partenariats sont seuls susceptibles de stimuler des relations d'intérêt mutuel durables.

    - Existe-t-il de réelles opportunités de partenariats entre le Maroc et les pays européens?
    - La file d'hommes d'affaires pour les contacts directs dans les espaces réservés au partenariat et au Carrefour de donneurs d'ordre en est la preuve. J'ai été frappé par le nombre de rencontres d'affaires qui ont eu lieu dès le premier jour et le rythme soutenu des deux côtés.
    Les programmes de rendez-vous ont été bien préparés par la BNSTP, tant pour les rencontres PME européennes/marocaines que pour les donneurs d'ordre/sous-traitants. C'est la preuve que cela répond à un besoin commun.

    - Que préconisez-vous pour maintenir cet élan après le SISTEP?
    - Maintenant que la formule est validée, il faut consolider le SISTEP et entretenir un intérêt pour ce type de manifestation. La formule de partenariat lancée notamment avec les Chambres de Commerce de Lyon et du Nord-Pas de Calais doit être élargie à d'autres régions. Ce courant d'affaires doit donc être renforcé pour déboucher sur des concré-tisations.

    Propos recueillis
    par Mouna KABLY

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