×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Où sont les pauvres?

    Par L'Economiste | Edition N°:923 Le 25/12/2000 | Partager

    . La région du Grand Casablanca, pas trop touchée par la pauvreté. Les zones intérieures formant un cercle entre Al Hoceïma et le Haouz concentrent la moitié des pauvres du pays Difficile à croire pour Casablancais: le Grand Casablanca est épargné par la pauvreté avec seulement 2,9% du total des pauvres concentrés dans cette région, soit 154.000 personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Il n'y a toutefois pas de quoi se vanter et ce en plein 21ème siècle. Néanmoins, la situation est beaucoup moins dramatique que dans les autres régions où le niveau de concentration est variable, mais assez important. . Pauvreté urbaine et pauvreté ruraleIl n'est cependant pas très maîtrisé. Aussi, la Direction de la Statistique souligne-t-elle dans son étude que «le coût d'atténuation de la pauvreté aurait été plus raisonnable si la population pauvre était parfaitement identifiée dans l'espace et différenciée selon le degré de déficience de ses conditions de vie«.Quelques poches de pauvreté sont toutefois localisées. Sur le plan régional, fait important, le taux de pauvreté est plus élevé parmi les populations rurales qu'urbaines et ce dans toutes les régions sans exception. L'enquête a révélé qu'en 1990-1991 comme en 1998-1999, le taux de pauvreté est deux fois plus élevé en milieu rural qu'en milieu urbain. Cet écart est très marqué au niveau régional dans le Sud avec un taux de pauvreté de 23,2% en zone rurale et 6% en zone urbaine. C'est aussi le cas de Tanger-Tétouan avec respectivement 3 pauvres sur 10 en zone rurale contre 1 sur 10 en zone urbaine. Ainsi, l'urbanisation contribue-t-elle significativement non seulement à la limitation de l'incidence de la pauvreté, mais aussi à son allégement. Depuis les années 70, les poches de pauvreté se concentrent déjà dans les zones rurales. Le déficit du revenu des pauvres s'est essentiellement creusé dans ce milieu. Abstraction faite du milieu de résidence, la proportion de pauvres est forte dans des régions comme Meknès-Tafilalet, Fès-Boulemane, Taza-Al Hoceïma-Taounate et Doukkala-Abda, Marrakech-Tensift-Le Haouz où en moyenne 2 personnes sur 10 vivent en deçà du seuil de pauvreté. Ces régions regroupent à elles seules 40,4% de l'ensemble de la population pauvre, soit plus de 2,1 millions de personnes qui ont moins de 11 DH par jour pour vivre, les zones rurales étant bien évidemment les plus affectées avec en moyenne plus de 3 personnes sur 10 pauvres.Inversement, la pauvreté rurale est relativement limitée dans les régions de l'oriental (19,0%), de Chaouia-Ouardigha,Tadla-Azilal (22,7%) et du Sud (23,2%). Quant à la pauvreté urbaine, elle est relativement répandue dans les régions de Fès-Boulemane, Taza-Al Hoceïma-Taounate (24,1%), Meknès-Tafilalet (22,8%) et de l'oriental (16,0%). Cette forme de pauvreté est relativement limitée dans les zones urbaines des régions comme Chaouia-Ouardigha, Tadla-Azilal (4,2%), le Grand Casablanca (5,4%) et le Sud (6,0%).

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc