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    Economie

    OMC: Ce que le Maroc a défendu à Hong Kong

    Par L'Economiste | Edition N°:2176 Le 21/12/2005 | Partager

    . Des désarmements «non linéaires» de manière à respecter ceux qui ont déjà fait des efforts. Le groupe de Cairns? Pas vraiment notre gabarit!. L’offre marocaine est déjà déposéeOUF! Les meubles semblent sauvés. Le cycle de Doha de l’institution de Marrakech n’est pas mort, puisque l’on a avancé (un peu)... Malgré tout, le brouhaha médiatico-politique fait que les professionnels directement concernés ont parfois du mal à s’y retrouver. Les 150 membres de l’OMC ont fixé l’échéance de 2013 pour la fin des subventions agricoles à l’exportation, qui ne représentent qu’une petite partie des subventions. Le Royaume a négocié sa position dans le cadre du groupe des 90 des pays dits en voie de développement, mené cette fois par l’Egypte(1). Le groupe de Cairns, appelé en coulisse «le groupe des extrémistes de l’OMC», défend des positions bien différentes du Maroc. Leurs intérêts confrontés à ceux de l’Union européenne et des Etats-Unis, grands «subventionneurs» de leur agriculture (sucre, banane, coton…), mettent des petits pays comme le Maroc entre le marteau et l’enclume. Celui-ci n’a pas les moyens de jouer le jeu d’un pays comme l’Argentine ou l’Australie. Autre piège pour un pays comme le Maroc: celui-ci n’est pas considéré parmi les pays les plus pauvres et donc ne bénéficie pas de mesures encourageantes. Et autre élément délicat: le Maroc est exportateur net sur certains produits et importateur sur d’autres. La délégation marocaine qui a défendu les dossiers chauds (agriculture, services, industrie) était présidée par le ministre du Commerce extérieur, Mustapha Mechahouri. Elle était composée de hauts représentants de la Primature, des ministères de l’Agriculture, des Finances, de l’Industrie (représenté par le directeur de la Production industrielle Jamaleddine Jamali), du Conseil national du commerce extérieur (représenté par son secrétaire général Mohamed Benayad), de l’Administration des douanes et de l’OMPIC. Le Maroc a soutenu le renforcement des échanges agricoles «par le biais de l’amélioration de l’ensemble des conditions d’accès aux marchés, le retrait de toutes les formes de subventions à l’exportation au terme d’une période ne dépassant pas cinq années et la mise en place d’un système de soutien interne réduisant effectivement et substantiellement les effets de distorsion au commerce» (dixit Mechahouri). Au lieu de cinq années, les 150 membres se sont mis d’accord sur 8 ans… Une rallonge due aux pressions de l’UE et des Etats-Unis mais uniquement pour les subventions à l’exportation. L’offre est décevante, certes. Elle dit deux choses:1 - Le jeu des groupes de pression est important;2 - L’OMC sera ce que les plus forts veulent en faire. Mais les plus forts ne sont pas forcément les plus riches. La configuration des pôles de pression le montre.Sur le registre de l’accès aux marchés des produits non agricoles, le Maroc est favorable à l’utilisation d’une approche de «réduction tarifaire basée sur une formule non linéaire, permettant la distinction entre membres développés et membres en développement, ainsi que la consolidation de la prévisibilité de l’environnement commercial». Cette formule de réduction, a expliqué le ministre du Commerce extérieur, ne devrait pas pénaliser les pays en développement qui ont fait l’effort d’atteindre des niveaux significatifs de consolidation.


    Services

    LE Maroc a déjà déposé son offre de libéralisation du commerce des services. Bien des pays traînent encore les pieds. Le Royaume a défendu l’amélioration de l’accès aux marchés pour les secteurs et modes de fourniture de services revêtant un intérêt pour les pays en développement, «en particulier, le mouvement des personnes physiques dans les secteurs des services d’ingénierie, de construction et du tourisme» (dixit Mechahouri). Comme le préconise l’AGCS (accord général sur le commerce des services), le Maroc défend un processus de libéralisation «respectueux du niveau de développement des différents membres et de leurs objectifs de politiques nationales».Mouna KADIRI--------------------------------------------------------------------------------(1)A la Conférence ministérielle de Cancun en 2003, le Maroc présidait le groupe des «77 plus la Chine». Le Maroc a d’ailleurs toujours veillé à s’impliquer dans ces négociations.

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