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    International

    Obligations islamiques
    Le marché retrouve de la vigueur

    Par L'Economiste | Edition N°:3339 Le 12/08/2010 | Partager

    . Les émissions de sukuks ont atteint environ 13,7 milliards de dollars. Plusieurs facteurs freinent cependant la reprise Le marché des obligations islamiques est au vert. Au premier semestre 2010, les émissions de sukuks (obligations ou actifs islamiques) ont atteint 13,7 milliards de dollars, soit presque deux fois plus qu’au premier semestre 2009 (7,1 milliards). Le marché connaît ainsi une embellie, d’après les chiffres de Standard & Poor’s. Même si le niveau reste loin de celui d’avant-crise où des sukuks avaient été émis à près de 35 milliards de dollars en 2007. Les obligations souveraines ont représenté 75% du volume des émissions. Les institutions financières d’Asie et du Golfe retournent progressivement sur le marché. Le cas du Japon (au travers de Nomura Holdings) qui a lancé en juillet son premier sukuk pour 100 millions de dollars. Pour la deuxième partie de l’année, Standard & Poor’s anticipe une croissance soutenue. Celle-ci est expliquée par la reprise des émetteurs souverains et de l’entrée en lice de nouveaux acteurs. Pour assurer l’expansion du marché, Standard & Poor’s préconise la mise en place de procédures de défaillance, une standardisation de l’interprétation de la charia au niveau de la finance islamique et une augmentation de la liquidité des sukuks en les intégrant sur les marchés réglementés. Cependant, plusieurs facteurs peuvent freiner la reprise. D’abord le coût d’émission des sukuks qui est supérieur à celui des produits obligataires similaires. Puis, la question de la protection des investisseurs qui reste en suspens. Des dispositions réglementaires sont aussi parfois contraignantes. Parmi les obstacles redoutés, il y a l’impossibilité pour ces institutions d’exercer une activité marchande (achat immobilier et mise en location par exemple), la double taxation puisqu’un prêt immobilier islamique consiste en une double opération (achat par la banque, rachat par le client) outre la limitation du crédit-bail aux professionnels (cf. www.leconomiste.com, 7/6/2010). Même si elle rencontre encore des résistances dans certains pays, l’industrie de la finance islamique a atteint une dimension universelle. Elle couvre plus de 300 banques islamiques à travers 75 pays, dont les deux tiers sont contrôlés par le Conseil de constellations du Golfe (GCC). En France, Christine Lagarde, ministre de l’Economie, a annoncé dernièrement la publication de quatre nouvelles instructions fiscales. Au Maroc où quelques rares banques, notamment Attijariwafa bank, essaient de les implémenter, ces produits sont soumis à conditions. Ainsi, Bank Al-Maghrib interdit formellement de faire référence lors des campagnes de communication et de promotion à la connotation religieuse des produits de finance islamique.F. Z. T.

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