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    Nouveau tour de vis budgétaire à Bruxelles

    Par L'Economiste | Edition N°:3341 Le 16/08/2010 | Partager

    . Les dépenses réduites de 3,6 milliards d’euros . Le Parlement européen doit se prononcer en octobreLes gouvernements européens sont à la diète. Ils viennent de tailler dans le projet de budget de l’Union européenne présenté par la Commission pour 2011. Réduisant ainsi de 3,6 milliards d’euros les dépenses prévues pour l’agriculture, la croissance et l’administration. Sept pays menés par le Royaume-Uni ont jugé que les économies réalisées n’étaient pas suffisantes et ont voté contre cette proposition. Le Danemark est un des six alliés du Royaume-Uni dans sa lutte contre l’inflation du budget de l’UE, avec l’Autriche, la République Tchèque, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a déclaré jeudi dernier qu’il était favorable à une diminution à terme du budget de l’UE qui représente aujourd’hui 140 milliards d’euros. Le Parlement européen doit se prononcer en octobre. En cas de désaccord avec les Etats, une procédure de conciliation de 21 jours est prévue, avec la Commission en qualité de «médiateur impartial». Le budget 2011 devrait être définitivement adopté en novembre.Dans le détail, cette proposition prévoit 126,5 milliards d’euros pour les dépenses, soit une réduction des prétentions de la Commission de 3,6 milliards d’euros et 141,7 milliards d’euros en crédits d’engagements, soit 787,8 millions de moins. A noter que les contributions des Etats constituent 75% du budget de l’UE.La diète touche tous les postes budgétaires. Ainsi, les dépenses pour la «croissance durable» ont été réduites de près de 2 milliards d’euros, à 52,6 milliards d’euros. La politique agricole commune a perdu 820 millions d’euros, dont 475 millions pour le soutien à la production, mais pèse encore pour 57,3 milliards d’euros. Les prétentions de l’UE en tant qu’acteur mondial ont été réduites de près de 600 millions d’euros. 70 millions ont été rabotés sur le budget Justice et Citoyenneté et les dépenses administratives défendues par la Commission ont été amputées de 162 millions d’euros. Les gouvernements renforcent aussi la cure d’austérité. Le président français, Nicolas Sarkozy, avait annoncé le 20 mai, un nouveau tour de vis budgétaire dont l’objectif est d’économiser 95 milliards d’euros. Pour sa part, le gouvernement espagnol a annoncé qu’il prendrait des «mesures additionnelles» d’austérité pour atteindre son objectif de réduction des déficits. «Le déficit public à 6% du PIB en 2011 est un objectif qui n’est pas conditionné par l’évolution du cadre macroéconomique et sera donc maintenu quoiqu’il arrive », a assuré le secrétaire d’Etat à l’Economie José Manuel Campa. L’Espagne a pour objectif ensuite d’atteindre 3% en 2013, alors que le déficit des comptes publics a explosé à 11,2% du PIB en 2009. F. Z. T.

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