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    Entreprise Internationale

    Morosité, désordres monétaires : PSA a divisé par deux son bénéfice 1995

    Par L'Economiste | Edition N°:227 Le 25/04/1996 | Partager


    1995 aura été une année de déception pour PSA Peugeot-Citroën. C'est du moins ainsi que l'a qualifiée le PDG du groupe, M. Jacques Calvet, en présentant les résultats de l'exercice précédent.
    Le constructeur a vu son bénéfice net chuter de 45% à 1,7 milliard de Francs (1FF=1,71DH). Avant impôts, le résultat a régressé de 46,3% à 2,4 milliards. Une contre-performance que M. Calvet attribue à la mauvaise tenue des marchés au second semestre, au recul de ses ventes et à l'impact négatif des variations monétaires. "Nous avons encore subi en 1995 un handicap monétaire que n'ont pas compensé les hausses de prix réalisées", explique-t-il. L'effet monétaire a pesé pour 1,3 milliard sur le résultat imposable.
    Comme son compatriote et concurrent Renault, PSA a donc souffert de la morosité du marché européen sur lequel il a vu son taux de pénétration passer de 12,8% en 1994 à 12% l'année suivante.
    Le groupe de Jacques Calvet a également cédé du terrain en France, avec une part de marché en baisse d'environ un point à 30,2%.

    PSA n'a sauvé son exercice 95 que par la bonne santé de ses autres activités, notamment financières, indique Le Figaro. L'automobile a toutefois gagné de l'argent, soit 500 millions avant impôts. Un bénéfice dû exclusivement à Peugeot puisque Citroën est retombée dans le rouge. "La marge opérationnelle de Citroën reste positive. Mais sa structure financière est déséquilibrée. Endettée, elle supporte à elle seule plus que l'ensemble des frais financiers du groupe", a précisé le directeur financier.
    La marge opérationnelle de PSA s'est globalement dégradée: de 7,3 milliards en 1994 elle est tombée à 3,8 milliards en 1995, soit 2,3% du chiffre d'affaires qui s'est élevé à 164,2 milliards (-1,2%).
    En outre, la marge brute d'autofinancement s'est amenuisée passant de 15,2 milliards en 1994 à 12,8 milliards en 1995. Cependant, elle couvre à 128% les investissements nets (10 milliards de Francs). Le constructeur aura donc partiellement réalisé son objectif d'autofinancement qu'il avait fixé à 150%.
    En dépit de ce surplus d'autofinancement, PSA a, pour des besoins en fonds de roulement, continué à s'endetter. Résultats: 9,8 milliards de dettes pour 54,6 milliards de fonds propres.
    Pour 1996, M. Calvet se garde de faire un pronostic. Il entend toutefois améliorer de 13% la productivité industrielle du groupe, réduire les frais commerciaux et tirer le meilleur parti de ses nouveaux modèles.

    Hakima EL MARIKY

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