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Moins de touristes pour les fêtes en France

Par L'Economiste | Edition N°:2177 Le 22/12/2005 | Partager

. La crise des banlieues effraie les clientèles lointainesLa fréquentation touristique pour la période des fêtes en France est en léger recul par rapport à l’année dernière, selon les professionnels, l’impact de la crise des banlieues affectant avec un effet décalé les réservations. Ce sont, semble-t-il, les clientèles touristiques «lointaines» (Américains, Japonais, Chinois, Russes) qui font un peu défaut, mais elles ne sont à cette période guère importantes en volume, et sont compensées par des clientèles plus proches. Les professionnels dont la clientèle est en majorité étrangère sont les plus pessimistes. Michel Barraud, PDG de Paris-Vision, déclare ainsi que la période s’annonce «clairement mauvaise», en raison de «l’image négative donnée de la France avec les événements dans les banlieues». «L’effet n’a pas été immédiat car ceux qui avaient réservé sont venus mais ensuite les gens n’ont plus réservé, notamment les Américains», explique-t-il. Il chiffre la baisse par rapport à 2004 à 20% sur la première quinzaine de décembre, et de «10 à 15%» sur la deuxième quinzaine. Du côté des Bateaux-Parisiens, une porte-parole espère encore un rattrapage grâce aux réservations de dernière minute. «Nos trois grandes croisières de Noël et du Jour de l’An ne sont réservées qu’à 30%», dit-elle. «Chaque année, les réservations sont de plus en plus tardives». Paul Roll, directeur général de l’Office de Tourisme de Paris, évoque des «tendances contradictoires, les hôtels ayant de meilleurs résultats que les excursionnistes», mais il se dit confiant au final, avec les ventes de dernière minute. Pour l’hôtellerie de luxe, Alain Bouchard, un des responsables de l’UMIH (Union des métiers de l’hôtellerie) estime que le taux de réservation est «plutôt bon» et devrait être équivalent à celui de l’an dernier. Pour les restaurateurs du même syndicat patronal, Philippe Villalon relève cependant que «depuis plusieurs années, la Saint-Sylvestre n’est bouclée que le 27, le 28 ou le 29».Le ministre délégué au Tourisme, Léon Bertrand, a reconnu récemment, en lançant une campagne de communication sur les marchés lointains, que si les troubles des banlieues ont eu un impact immédiat «très limité», «les prévisions sont toutefois plus contrastées» à court et moyen termes. Un communiqué de l’Observatoire national des stations de ski de montagne fait même état d’un «bon début de saison», tout en reconnaissant des taux de réservation «inférieurs à ceux de la saison passée». En fait, la saison d’hiver s’annonce bonne dans son ensemble, mais les fêtes en léger retrait. La bonne nouvelle concerne la fréquentation de la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur). Marc Bonnefoy, président du Comité régional du tourisme, fait état d’une «progression significative cette année hors saison», notamment sur les vacances de Noël. Le CRT évalue la fréquentation journalière totale à 420.000 touristes, et estime à 1,3 million le nombre de visiteurs attendus pour les vacances de Noël, dont 20% d’étrangers.Synthèse L’Economiste

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