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    Politique

    Melilia: L’opportunisme du Parti Populaire espagnol

    Par L'Economiste | Edition N°:3344 Le 19/08/2010 | Partager

    . Aznar en visite dans la région s’offre une cure d’image. Le ministre de l’Intérieur espagnol devra se rendre à Rabat ce lundi. Les Marocains, «agitateurs»?LES médias espagnols sont particulièrement mobilisés par la crise des frontières. En tout cas, ce sont les quotidiens de droite qui se montrent les plus virulents. C’est le cas du quotidien ABC, qui dans son édition du mercredi a publié un reportage quasi détaillé de la visite à Melilia de José Maria Aznar, l’ancien Premier ministre espagnol et ex-leader des Populaires. Ce dernier a fait le déplacement en avion et s’est rendu jusqu’à la frontière de Bni Ensar, contre l’avis même du ministre de l’Intérieur, Perez Rubalcaba. La visite d’Aznar est considérée par le tissu associatif de la région de Nador comme une provocation. Certes, le ministre de l’Intérieur espagnol devra se rendre à Rabat ce lundi pour discuter avec les responsables marocains des moyens de stopper cette crise. Mais le geste d’Aznar, en général visitant ses troupes au front, a de quoi envenimer l’ambiance. Si cette visite peut être qualifiée d’inopportune, elle révèle toutefois les intentions du Parti Populaire espagnol de récolter les fruits de cette crise. Sebta et Melilia constituent, en effet, les fiefs de ce parti et la thématique des relations avec le Maroc est «un thème fédérateur de premier ordre en ces temps de crise économique». Les campagnes de critique contre le gouvernement socialiste de Zapatero, que l’on qualifie de trop mou, dans sa gestion de la crise de Melilia, se multiplient et les partisans du Parti Populaire espèrent donner un coup de grâce à la popularité de l’actuel Premier ministre, en berne depuis le début de la crise économique et financière en 2009. Les quotidiens de gauche ne se montrent pas plus impartiaux. El Pais qui rapportait les incidents du blocage de la frontière de Bni Ensar parle des activistes marocains comme étant des «agitateurs» et «fauteurs de trouble», des qualificatifs repris par la plupart des autres quotidiens d’ailleurs. A ce jeu politique, même les associations représentant les forces de l’ordre se sont mêlées. Ces dernières ont durement critiqué les allégations marocaines concernant les «mauvais traitements» réservés aux Marocains à la frontière de Bni Ensar. Il faut par contre nuancer et rappeler que ces mêmes organisations ont longuement dénoncé les conditions de travail au sein de la frontière. Journées trop longues, stress et un grand nombre de congés-maladies pour dépression font le quotidien des agents en poste à Bni Ensar et à Sebta, selon ces associations. Preuve que les conditions de transit au sein de la frontière ne sont confortables pour personne.


    Blocage de camions

    DES militants marocains ont décidé, mercredi, de bloquer pendant une journée l’entrée de camions de marchandises à Melilia, pour protester contre de présumés abus de la police espagnole. Un accord a été trouvé entre les militants et les commerçants pour que le blocage, initialement prévu jusqu’à dimanche, se termine. Le blocage a eu lieu mercredi à 7 heures au poste-frontière de Bni Ensar, mais les premiers camions avaient pu passer car ils étaient vides. Les transporteurs ayant choisi d’être solidaires de l’action des militants marocains. Le président de l’Association Grand Rif des droits de l’Homme, Saïd Chramti, avait dans un premier temps annoncé que le blocage durerait «jusqu’à dimanche», tout en précisant qu’ils laisseraient passer jeudi les camions transportant des produits frais, «pour des raisons humanitaires», dans des déclarations à des journalistes espagnols.Pour rappel, un blocage similaire avait eu lieu le 12 août à Melilia.De notre correspondant,Ali ABJIOU

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