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    Medi 1 Sat revoit ses ambitions

    Par L'Economiste | Edition N°:3346 Le 24/08/2010 | Partager

    . Mise à jour du cahier des charges et du contenu éditorial . Une mesure d’audience sera inévitable pour la chaîne . La nouvelle grille pour septembre MEDI 1 Sat se prépare à sa nouvelle vie. La chaîne installée dans la zone franche de Tanger a déposé, janvier 2010, une demande d’affectation de fréquence analogique auprès de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca). Toujours en cours d’examen, la diffusion terrestre à laquelle prétend Medi 1 Sat semble de prime abord déjà acquise. Celle-ci donnera naissance à Medi 1 Sat Maroc, dont les programmes seront distincts. Il ssuffira d’une simple antenne pour la capter. L’article 20 de son cahier de charges lui donne un délai de 12 mois à compter de la date de signature et son entrée en vigueur, soit septembre 2010. Toutefois le régulateur télécoms (Anrt) a aussi son mot dire. C’est l’Agence qui gère le plan national des fréquences. Ce qui induit juridiquement une coordination sans faille entre les deux institutions. Grâce à son nouveau statut public, la chaîne dirigée par Abbas Azzouzi depuis fin 2009 peut revendiquer le droit à une fréquence terrestre. Le remodelage de son cahier de charges lui a laissé le choix entre une diffusion«par voie hertzienne terrestre analogique et/ou numérique». «Cette offre n’est pas assimilable à l’édition d’un nouveau service», selon son article 20. Pas besoin donc d’une nouvelle licence. Celle accordée en mai 2006 suffit. Le DG de Medi 1 Sat affirme avoir opté pour une diffusion terrestre analogique: «Nous basculerons vers le numérique lorsque les foyers marocains seront équipés». Rares sont ceux ayant un récepteur Télévision numérique terrestre (TNT). Surtout qu’Al Oula et 2M notamment sont captés par satellite. Le sous-équipement des ménages rejaillit sur le taux de pénétration de la TNT. Il est très faible (0,8%) alors même que son taux de couverture atteint les 80%. Le Switch off vers la diffusion numérique terrestre s’opérera dès 2015 pour 2M et 2020 pour la SNRT. Et ceci en conformément aux règles de l’Union internationale des télécoms. Même si l’émission par voie hertzienne terrestre est en sursis, Medi 1 Sat Maroc mise malgré tout dessus. La chaîne va cibler six villes: Fès, Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger et Agadir. Et s’adossera aux sites de la SNRT pour planter ses pylônes d’émission. Motus et bouche cousue sur le coût de l’opération. Il serait indélicat de parler de chiffres. Surtout que les 4 nouveaux actionnaires de Medi 1 Sat ont été appelés à la rescousse pour renflouer les caisses. Le risque de dépôt de bilan lui a même engendré le statut de chaine publique. Au grand dam de «puissants» candidats aux licences TV! Le régulateur audiovisuel n’en a accordé aucune: On libéralise les ondes, mais pas l’image. Le 2e lifting du cahier de charges de Medi 1 Sat attend toujours. Il doit intégrer le changement d’actionnariat survenu en janvier 2010! Le ministère de la Communication somnole-t-il? Quant au site de la Haca, il s’entête à classer la télé tangéroise comme «opérateur privé». Assez significatif sur les circonstances de la métamorphose statutaire de la chaine du Maghreb. Et qui c’était soldée par le départ de son ex-DG Pierre Casalta et de l’actionnariat français. Sur le plan institutionnel, ce changement a été mal digéré par Fayçal Laraichi: le président du pôle audiovisuel public n’a pas été sollicité (cf.www.leconomiste.com). L’opération menée en douce apporte un éclairage sur notre politique audiovisuelle: beaucoup d’improvisation et des chefs d’orchestres invisibles. Pour l’Etat, l’essentiel était de sauver «le soldat Rayan». Medi 1 Sat en l’occurrence. Mais à quel prix? Sachant que deux mutuels et une caisse de retraite ont été embarquées, en tant que nouveaux actionnaires, dans une affaire à risque… pour leurs adhérents surtout. Medi 1 Sat, elle, réfléchit sur son contenu éditorial. Elle prépare une nouvelle grille de programme qu’elle va communiquer en septembre. La diffusion terrestre de Medi 1 Sat Maroc implique une programmation (24h/24h) de 300 heures en 2010, puis 400h en 2011… Et là il va falloir «garantir un maximum d’audience». Cette obligation du cahier de charges implique que la chaine doit faire l’objet, à l’instar d’Al Oula et 2M, d’une mesure d’audience. Ne serait-ce que pour attirer les annonceurs locaux. Ce sont quelque part les ambitions régionales de la chaine du Maghreb qui se diluent. Pour la programmation, ce n’est plus la chaîne d’info pure et dure d’antan. Place aux émissions religieuses, sportives, vie pratiques… Sans omettre aussi l’obligation d’émettre des émissions régionales de proximité: information et débat. Mais si Medi 1 Sat souhaite réussir sa mue, elle devra bousculer l’ordre régnant: inviter des acteurs politiques, des laïcs ou homosexuels Marocains bannis des ondes publics… Bref créer un vrai débat. Sinon elle aura du mal à s’imposer même sur le plan national.Faiçal FAQUIHI

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