×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Matériel pour l'industrie du textile et du cuir : La robotisation au centre du Samitec 96

    Par L'Economiste | Edition N°:221 Le 14/03/1996 | Partager

    Les visiteurs du Salon International du Matériel pour l'Industrie du Textile et du Cuir ont été séduits par la haute technologie exposée. En revanche, une grande insatisfaction a été manifestée par les exposants qui n'ont pas hésité à faire des critiques à l'encontre des organisateurs.


    La quatrième édition du SAMITEC (Salon International du Matériel pour l'Industrie du Textile et du Cuir) qui s'est tenue à l'OFEC (organisateur) a été clôturée le 10 mars. C'était une occasion pour les industriels et hommes d'affaires du secteur de s'informer sur les dernières techniques et technologies en matière de fabrication. Du matériel de filature, de tissage, de coupe, de finition, de tannerie, de transformation du cuir ainsi que des machines à coudre ont été exposés lors du Salon. S'y ajoutent la matière première telle que les fibres naturelles, les fibres et fils artificiels et synthétiques ainsi que les produits chimiques et synthétiques. Un espace pour les accessoires et services a été par ailleurs aménagé pour offrir aux visiteurs intéressés tout conseil en matière d'investissement, de financement et transport international. Le Salon, qui s'est déroulé sur une superficie de 3.000 m2, a réuni plus d'une quarantaine d'exposants majoritairement marocains. Les dix entreprises étrangères représentent quatre pays (France, Italie, Espagne et Portugal). La précédente édition qui s'est tenue en 1994 avait connu le même nombre de participants sauf que les exposants étrangers étaient plus nombreux (18 au lieu de 10).

    Suivre le rythme de la technologie

    Côté exposition, il est à noter quelques innovations de la part des multinationales représentées au Maroc. Computime (produits d'origine japonaise et américaine), Lectra systèmes (produits français), Mabotex et autres ont présenté leurs derniers modèles en matériel de conception, de fabrication et de production.
    "Aujourd'hui, la fabrication tend de plus en plus vers les flux tendus. Par conséquent, les industriels sont obligés d'être flexibles: répondre rapidement aux offres des donneurs d'ordre et disposer de structure facilement adaptable au changement", indique M. Jean Claude Andrès, de Lectra Système. La communication joue un rôle très important à ce niveau. Des donneurs d'ordre commencent déjà à privilégier la communication par Internet en ce qui concerne les modèles et les coupes demandés.
    Afin de permettre aux industriels marocains de suivre ce rythme rapide en fabrication et en communication, des solutions complètes ont été exposées. Des solutions qui sont en mesure de couvrir toutes les étapes du processus qui permet d'aller de l'idée première d'un vêtement à un vêtement fini. La technologie de robotisation a été donc au centre de l'édition 96 du Samitec. Les exposants, rassurés par le retour d'importants donneurs d'ordre au Maroc, n'ont pas hésité à faire venir leurs derniers modèles. L'image de la confection au Maroc commence à se restaurer, fait remarquer un industriel. Et d'ajouter que le Maroc manque toutefois de souplesse au niveau de l'Administration, notamment à l'importation et l'exportation. En Tunisie, chaque entreprise opérant avec l'étranger dispose d'un douanier pour faciliter les opérations commerciales avec l'extérieur.

    Chaussures par galbage

    De même pour les chaussures, la société Dorey représentant la France avait présenté une solution souple pour la fabrication de chaussures par galbage avec une chaîne de production dont le prix varie entre 500.000 et 800.000 FF et qui nécessite à peine 6 à 8 ouvriers. "Nous opérons sur le marché marocain directement de la France", note M. Jean Louis Dorey, directeur de la société qui enregistre déjà dix clients au Maroc.
    Côté organisation: une grande insatisfaction a été enregistrée au niveau des exposants, comme il a été d'ailleurs le cas pour la précédente édition. Selon un participant de Casablanca, à peine un industriel sur 30 a visité le Salon. Ceci s'explique par l'absence de médiatisation, "alors qu'il avait été prévu de lancer une campagne de publicité, notamment à la télévision". Les prix des stands (non aménagés) ont été négociés à la baisse, passant de 300 à 200DH/m2. "C'est parce qu'on a réduit un peu les prix que le Salon a été privé de la médiatisation, des moquettes entre autres services !...", commente un autre exposant.
    Après le Samitec 94, les importateurs de matériel pour l'industrie du textile avaient projeté de créer leur association en vue de prendre en charge l'organisation du salon. Le vu ne s'est pas concrétisé cette année, mais le projet a été relancé et la plupart des exposants parlent déjà d'un salon de matériel pour l'industrie du textile sous une autre formule.

    Hicham RAIQ


    Installée depuis sept ans au Maroc

    Lectra systèmes a conquis plus de 80 entreprises


    Installée depuis sept ans au Maroc, Lectra Systèmes opère aujourd'hui avec les plus importants industriels dans le textile au Royaume. Plus de 80 unités de production marocaines utilisent les produits et services de la multinationale d'origine française installée à Bordeaux. Parmi ses clients figurent Petit Poussin, Vitex, Clairmaille, Manix, Gecotex, groupe Sicom à Meknès... En outre, Lectra offre une formation pour les formateurs des centres de formation professionnel de l'OFPPT.
    En fait, le matériel Lectra est importé directement de France par le client. La représentation de la multinationale au Maroc assure la formation (support technique), l'entretien et le service après-vente (stock de pièces détachées). "Notre rôle est d'assurer au client une continuité du service chez lui", indique M. Jean Claude Andrès, responsable de Lectra Systèmes Maroc qui a été présente lors du Samitec.

    Une machine basique avec une table de 10 mètres coûte environ 300.000 Dirhams. Ce montant varie en fonction des options choisies. Il comprend toutefois le service après-vente et la formation. Le chariot qui dépose le tissu et la table de coupe automatique sont cédés entre 800.000 et 1 million de FF. Dans ce cas, l'ouvrier n'effectue que l'opération de déchargement. Avec ce matériel, des économies de 3 à 5% peuvent être réalisées sur le tissu. Surtout que cette matière première représente 40 à 70% du coût du produit fini. A cela s'ajoute le délai d'exécution de la machine, 10 fois plus court que celui du travail humain. A elle seule, la machine Lectra peut découper jusqu'à 5.000 chemises par jour (le travail de 6 à 8 personnes pour la même quantité et la même période).
    Il est rappelé q'une nouvelle organisation a été adoptée au niveau de la société mère. Ainsi, le cycle de production moyen d'un système de découpe est passé de 21 à 5 jours. Les délais de livraison des machines, qui atteignaient plusieurs mois, ont été ramenés à deux semaines. Plus de 330 découpeurs ont été livrés à travers le monde en 1995 contre 120 en 1993.
    Par ailleurs, Lectra effectue des conceptions et fabrications assistées par ordinateur. Plus de 50 millions de FF ont été investis dans la CAO pour présenter un nouveau produit en janvier 1996 (soit plus d'une centaine d'années hommes), annonce Lectra Systèmes. Avec cet outil, le confectionneur peut tout effectuer par ordinateur, de la création du modèle à la découpe des produits.

    Hicham RAÏQ.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc