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    Economie

    Matériel didactique: Le MEN ouvre ses tiroirs

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    Le salon inversé du matériel didactique organisé par le MEN a fermé ses portes sur de belles notes. Ce ne sont pas les candidats à la création d'entreprises qui ont manqué. Mais une crainte persiste. L'accès aux appels d'offres sera-t-il différent.


    Les cadres du Ministère de l'Education Nationale se frottent les mains. Leur salon inversé de matériel didactique tenu les 18, 19 et 20 décembre à Casablanca a été satisfaisant. Trois jours durant, les visiteurs se sont faits nombreux.
    La formule inversée du salon(1) consiste à exposer aux candidats à la sous-traitance le matériel didactique dont ont besoin les écoles, le but pour le MEN étant de rationaliser ses dépenses et donner une chance aux entreprises locales. Le matériel didactique reste pour sa grande part importé.
    Le Ministère aura ainsi exposé plus de 1.000 articles dans des stands disciplinaires. A l'entrée, une base de données renseignait sur les quantités acquises par le Ministère ou les établissements d'enseigne-ment durant les cinq dernières années.

    Le candidat à la création de micro-entreprises ou au partenariat avec l'Education Nationale pourra ainsi évaluer l'opportunité d'investir dans la fabrication de tel ou tel matériel didactique. A titre d'exemple, le MEN a acquis entre 1992 et 1996/1997 environ 20.000 ballons en verre pour les besoins des laboratoires des branches scientifiques. Un ballon en verre coûte entre 50 et 1.000 DH suivant le volume. Pendant cette période, l'Education Nationale a également acheté environ 60.000 éprouvettes en verre. Ces quantités ne correspondent pas à la réalité puisque les achats d'une dizaine de délégations ne figurent pas dans la base de données.

    Obstacles listés


    L'opportunité existe donc. Cependant l'accès aux marchés publics du MEN est difficile. «L'initiative est bonne. Mais des mesures d'accompagnement sont essentielles pour permettre aux PME-PMI et entreprises locales de soumissionner», signale M. André Gomel, administrateur de la société Pacheram à Rabat. Cette entreprise qui importe et sous-traite le matériel d'enseignement opère depuis 25 ans dans le secteur. Elle ne fournit le Ministère que dans le cadre des budgets de fonctionnement alloués aux établissements. Elle a une autre clientèle, les écoles privées, qui gagne du terrain. Les difficultés de participation aux appels d'offres ne sont pas réfutées par les cadres du Ministère. Ces derniers en ont même listé quelques-unes.
    Ainsi, dans le cahier des charges il est exigé de joindre un catalogue. Cette mesure vient d'être remplacée par des échantillons. Autre obstacle, l'attestation de production antérieure pour certifier que l'entreprise est bien installée dans le créneau limite l'accès aux marchés publics de l'Education Nationale. Selon M. Bouchaïb Hafid, chef de la Division de l'Inventaire et du Suivi du Patrimoine à l'Education Nationale, les candidats pourront être dispensés de cette attestation s'ils sont pris en charge par la commission d'assistance. Rappelons que le MEN veut mettre ses ateliers et ses enseignants à la disposition de ses futurs sous-traitants. L'Administra-tion ayant ainsi un droit de regard tout au long de l'exécution de la prestation, ces attestations seront donc inutiles.

    Dans tous les cas, toutes ces questions seront réexaminées, assurent les cadres de l'Education Nationale. Les solutions devront être étudiées en concertation avec d'autres départements.
    Outre la procédure d'appel d'offres, le salon a été aussi l'occasion de revoir la gestion du matériel didactique. Pour les
    besoins du salon, tous les articles ont été répertoriés dans un docu-ment avec leurs différentes nomenclatures et fiches techni-
    ques. C'est la première fois que ce matériel a une nomenclature unifiée. «Ainsi, un même langage est instauré. Tout article est maintenant connu, sa gestion et son contrôle seront donc facilités», indique M. Hafid.

    Malika EL JOUHARI

    (1) Cf L'Economiste du 11 décembre.

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