×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Masse monétaire en juillet : Nouvelle hausse des avoirs extérieurs

    Par L'Economiste | Edition N°:248 Le 03/10/1996 | Partager


    Les crédits à l'économie se sont améliorés de 13% en juillet par rapport au même mois de l'année précédente. Sur les sept premiers mois, la hausse est plus limitée (7,1%). Les avoirs extérieurs sont en hausse, ils augmentent respectivement de 7,7 et de 9,3% suite aux rentrées de devises en faveur du Trésor et des établissements publics.


    En juillet, la masse monétaire s'est accrue de 6,9% en glissement annuel, passant de 180,9 à 193,5 milliards de DH. Sur les sept premiers mois de l'année, elle aura augmenté de 3,7%. Cette augmentation émane essentiellement du gonflement de la monnaie fiduciaire en circulation et dans une moindre mesure des dépôts à vue. Les comptes à terme ont, pour leur part, reculé de 308 millions de DH depuis le début de l'année.
    Les avoirs extérieurs nets s'élèvent à 37,3 milliards de DH en hausse annuelle de 7,7 et de 9,3% sur les sept premiers mois. D'après les données de la Bank Al Maghrib, ce sont les avoirs des banques de dépôts qui se sont le plus accrus avec un taux de 22,9% en un an, tandis que les avoirs de Bank Al-Maghrib ne se sont améliorés que de 7%.
    Il est à rappeler que la baisse des avoirs extérieurs constatée en 1995 s'est poursuivie en 1996 jusqu'au mois d'avril. Selon les autorités monétaires, la croissance des avoirs extérieurs de 7,7% relevée en juillet s'explique essentiellement par de nouvelles rentrées en faveur du Trésor et des établissements publics.
    Les créances sur le Trésor ont, elles, augmenté de 2,6% par rapport à juillet de l'année dernière, pour s'établir à 75,3 milliards de DH. Les créances de la Banque Centrale se sont accrues à elles seules de 43% à 17,4 milliards. Cependant, elles ont globalement reculé par rapport à juin, sous l'effet de la compression des avances à l'Etat (18 contre 18,3 milliards de DH). Totalisant 50,1 milliards de DH, le portefeuille d'effets publics a accusé un léger recul de 0,1%.

    Hausse des créances en souffrance


    Les créances des entreprises et des particuliers, qui représentent la contrevaleur des dépôts auprès des Chèques Postaux et du Trésor, ont augmenté de 11,6% à 7,7 milliards de DH.
    Quant aux dépôts des banques de dépôts auprès du Trésor et du CCP, ils ont accusé une chute de 98,9% par rapport à la même période de l'année dernière, pour s'établir à 47 milliards de DH.
    En outre, les crédits à l'économie se sont améliorés de 13% pour atteindre 95,9 milliards de DH. En décembre, ils totalisaient 91,4 milliards soit une hausse de 7,1% sur les sept premiers mois.
    Au mois de juillet 1996, Bank Al-Maghrib a distribué 10,5 milliards de DH de crédits (+13,5%) dont 1,3 milliard de DH au titre de refinancement des banques commerciales. Après un doublement du poste "effets encours de recouvrement" de 1,09 milliard à 2,06 milliards entre juin 1995 et juin 1996, il tombe à 1,4 milliard de DH.
    Les crédits financés par les banques de dépôts s'élèvent, pour leur part, à 95,9 milliards de DH, en progression de 12,9% en glissement annuel.
    Les crédits à court terme portent sur un montant global de 63,6 milliards (56,3 milliards en juillet 95) contre 15,6 milliards de DH pour le moyen terme (75,6 milliards en juillet 95) et 6,2 milliards de DH pour le long terme (4,7 milliards en juillet 95).
    Les crédits à court terme restent toujours dominés par les facilités de caisse. Elles totalisent à elles seules 31,4 milliards (28,3 milliards en juillet 95). Les crédits à moyen terme sont affectés à hauteur de 64% à l'équipement et les crédits à long terme pour 69% à l'habitat.
    Le poste des créances en souffrance (créances douteuses, prédouteuses et compromises) a, quant à lui, augmenté de 11,5% à près de 1,8 milliard de DH.

    Mouna KABLY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc