×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Masse monétaire: + 5,66% sur dix mois

    Par L'Economiste | Edition N°:310 Le 25/12/1997 | Partager

    Une progression de 7% de la masse monétaire: C'était l'objectif des autorités monétaires pour 1997. Il sera sans doute atteint si la tendance observée ne connaît aucune perturbation.


    Sur les dix premiers mois de l'année, les disponibilités ont progressé de 5,66% à 210 milliards de DH au lieu de 5,08% à la fin des trois trimestres. Ce sont les derniers chiffres publiés par Bank Al-Maghrib. Entre octobre et septembre, l'évolution (0,55%) relève en grande partie du comportement des créances sur le Trésor en hausse de 3,4% contre 1,4% pour les crédits à l'économie, alors que les avoirs extérieurs reculaient de 3,2% sur la même période. En revanche, sur les dix premiers mois, ces derniers ont grimpé de 13% à un peu plus de 41 milliards de DH, contre 3,9% pour les créances sur le Trésor (79,4 milliards) et 4,98% pour les crédits à l'économie (105,9 milliards).

    En somme, le bas de laine a continué à gonfler, permettant ainsi de couvrir plus de 5 mois d'importations. Les réserves nettes de devises sont pour l'essentiel détenues par l'Institut d'émission (39,8 milliards de DH), les banques de dépôts gardant pour leur part 1,2 milliard, marquant une hausse de près de 14% par rapport au mois précédent. Cette amélioration des avoirs extérieurs est expliquée par les effets conjugués de l'atténuation de la pression de la dette extérieure due entre autres à la baisse des intérêts de la partie publique et de l'évolution favorable des recettes d'exportation qui ont grimpé de 10,5% par rapport à 1996.
    Cette augmentation des recettes d'exportation traduit dans une certaine mesure un regain de forme de l'activité économique qui n'est pourtant pas reflétée par les crédits à l'économie dont la progression se situe en dessous des 5 points par rapport à décembre 1996, au lieu de 7% pour la même période de l'année dernière.
    A fin octobre, les refinancements de Bank Al-Maghrib avaient reculé de 15,5% par rapport à 8,7 milliards de DH, tandis que les banques intervenaient pour un montant total de 97,2 milliards de DH, en hausse de 7,31%. Comme toujours, le gros de l'enveloppe est consacré au court terme. Les crédits distribués au titre de cette maturité portaient sur 62,6 milliards de DH, soit 62% du montant global, créances en souffrance comprises.

    Décélération sur le court terme


    Comparativement à décembre, ils ont progressé de 2,7%, particulièrement sous la poussée des facilités de caisse, en hausse de 9%, alors que la plupart des autres postes s'inscrivaient en baisse.
    Il en est ainsi des avances sur
    marchandises et Warrants (-3,5%) des crédits à l'équipement
    (-15,4%) et des crédits à l'exporta-tion (-26%).
    Globalement, le glissement observé au cours du mois de septembre est maintenu. Les moyen et long termes continuent de croître à un rythme plus élevé que le court terme. A fin octobre, le total des crédits à moyen terme s'est établi à 18,5 milliards de DH, progressant de 12,8% par rapport à décembre. En dehors des concours à l'exportation (créances nées sur l'étranger et crédits de préfinancement), les autres postes ont fortement augmenté. L'équipement a totalisé 1,27 milliard de DH, en hausse de 12,8 sur les dix mois. Les crédits d'habitat ont grimpé de 9,6% sur la même période, passant de 4,89 milliards à 5,4 milliards de DH. Quant aux crédits directs à la consommation, ils ont littéralement explosé, marquant une progression de 43%. L'évolution de cette utilisation marque un fort développement de l'équipement des ménages qui fait le bonheur des fabricants d'électroménager et de produits électroniques.

    Côté long terme, les engagements des banques se sont élevés à 7,79 milliards de DH, en hausse de 9,1% par rapport à décembre 1996. Les crédits d'équipement ont cru de 3,7% à 1,27 milliard de DH. L'équipement marquait quant à lui une progression de 10,35% à 5,4 milliards de DH. Le Ministère des Finances faisait remarquer dans un de ses bulletins de conjoncture que cette hausse des crédits à l'habitat était plutôt entraînée par les travaux publics que par l'immobilier.
    Donnée importante également à souligner: la progression des créances en souffrance semble être maîtrisée. Ces créances ont en effet évolué à un rythme moins élevé que les engagements totaux des banques de dépôt (5,5%) sur les dix premiers mois.

    Alié Dior NDOUR

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc