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    Courrier des Lecteurs

    Masse monétaire: +5% sur les sept premiers mois

    Par L'Economiste | Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    Il faudra un rythme très lent pour respecter le plafond de 7% fixé par Bank Al-Maghrib. Après une progression assez rapide, une petite décélération est enregistrée à fin juillet. Les crédits à long terme en ont fait les frais.


    A fin juillet, la masse monétaire s'est établie à 208,15 milliards de DH, en recul de 0,04% par rapport au mois précédent. La progression est de 4,7% compa-rativement à décembre dernier. Le rythme est plus élevé que pour la même période de 1996 au cours de laquelle la variation était de 3,17%.
    Par composante, la liquidité s'est sensiblement gonflée, passant de 47,4 milliards de DH en juin 1997 à 49,65 milliards le mois suivant. En revanche, la monnaie scripturale et la quasi-monnaie ont décru de 2,21 et 0,04% par rapport à juin à 101,9 et 56,5 milliards de DH.
    Le quasi-tassement de la masse monétaire sur les deux mois est engendré par un repli des avoirs extérieurs et des crédits à l'économie atténué par la montée des créances sur le Trésor. A fin juin, ce poste avait augmenté de 2,7% à 78,5 milliards de DH. Les avances consenties à l'Etat ont été principalement à l'origine de cette évolution. Elles ont atteint 18,1 milliards de DH à fin juillet, au lieu de 16,1 milliards un mois plus tôt.

    En ce qui concerne les avoirs extérieurs, deuxième contrepartie de la masse monétaire, ils ont baissé de 0,3% suite à la dépréciation des avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib qui ont totalisé 39,2 milliards de DH contre 40,8 milliards à fin juin. Ce poste est grevé par la contraction des avoirs en devises convertibles, en baisse de 1,3 milliard de DH, soit 3,2%, entre juin et juillet.
    Sur la même période, les avoirs extérieurs nets des banques de dépôts sont passés de 94 millions de DH à 1,63 milliard de DH.
    Il est à noter que, par rapport à décembre 1996, les avoirs extérieurs se sont bien tenus marquant une hausse de 12,4%.
    Quant aux crédits à l'économie, ils marquent également une nette progression sur les 7 premiers mois de l'année, passant de 100,87 milliards de DH en décembre 1996 à 104,5 milliards à fin juillet. Cependant, ils sont en recul de près de 2%, par rapport à juin 1997. En raison de la baisse des crédits financés par la Banque Centrale.

    Atonie des crédits d'investissement

    Le volume s'est élevé à 8,98 milliards de DH contre 11,4 milliards en juin. Cette situation résulte exclusivement des effets en cours de recouvrement qui se sont établis à 898 millions de DH à fin juillet contre 3,8 milliards en juin.
    En sens opposé, les concours des banques de dépôts se sont maintenus sur une courbe ascendante, totalisant 95,5 milliards de DH sur les 7 premiers mois de l'année. De juin à juillet, les financements n'ont toutefois augmenté que de 0,41%.
    Le court terme continue de concentrer l'essentiel des concours bancaires. Il affichait un peu plus de 63 milliards de DH à fin juillet contre 61,7 milliards le mois précédent. Tous les types de crédit sont en hausse à l'exception des crédits d'équipement (-22,7%), à l'habitat (-2,6%) et des concours accordés aux organismes financiers spécialisés (-8,1%).

    Les crédits à moyen terme ont pour leur part timidement augmenté, passant de près de 17,2 milliards de DH à fin juin à 17,36 milliards en juillet. Les crédits à l'habitat se sont encore inscrits en baisse (-0,5%), alors que les financements destinés à l'équipement et les crédits directs à la consommation sont maintenus en hausse à 10,7 et 2,04 milliards de DH.
    Coté long terme: c'est la quasi-stagnation. Le total des engage-ments a atteint 7,5 milliards de DH, soit une progression de 0,06%. Deux facteurs pourraient expliquer ce comportement. Le premier: les banques sont très parcimonieuses sur la distribution du crédit en raison des trésoreries relativement serrées du mois de juillet. Le second est relatif à l'absence de projets d'investissement de grande dimension. Dans son bulletin du mois d'août, la Direction de la Statistique avait souligné que la capacité de production non utilisée est restée relativement importante au deuxième trimestre 1997 dans l'industrie (23%), les mines, (17%) et (l'énergie) (10%). Le renouvel-lement ou l'entretien de l'outil de production ainsi que les créations devaient donc drainer l'essentiel des crédits. Ce qui, apparemment, ne fût pas le cas en juillet.

    Alié Dior NDOUR

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