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    Culture

    Malika Agueznay, une artiste pluridisciplinaire

    Par L'Economiste | Edition N°:3430 Le 23/12/2010 | Partager

    . Outre la peinture, elle pratique aussi la gravure et la sculpture… . Plus de 35 ans au service de l’artMalika Agueznay expose jusqu’au 1er janvier à la galerie Venise Cadre à Casablanca. L’occasion de montrer ses dernières créations. Dotée d’une grande sensibilité, elle est l’une des rares lauréates de l’école des Beaux-Arts de Casablanca de sa génération à avoir fait carrière dans l’art. Malgré ses obligations familiales, elle n’a jamais abandonné sa passion: la peinture et la gravure. Elle consacre plusieurs heures chaque après-midi, à sa passion. Organisée, elle dédie ses matinées aux courses ménagères, à la gestion de la maison et à l’achat du matériel. «Personne ne vient me déranger l’après-midi car tout le monde sait que je travaille», confie-t-elle avec un sourire. Dans son atelier, elle s’entoure de toutes les précautions nécessaires pour faire ses gravures (gants, masque…). «C’est une discipline qui ne s’improvise pas. L’on utilise certains produits qui peuvent être dangereux s’ils ne sont pas utilisés à bon escient», explique-t-elle.Depuis plusieurs années, son travail est basé sur le thème de l’algue. «C’est le symbole de la vie», souligne l’artiste. Des fois, les algues se rétrécissent et deviennent corps humains, fleurs… Très souvent, elle intègre l’écriture arabe dans ses créations. Et c’est ce qu’elle appelle ses mots «magiques», qui reviennent à chaque fois: amour, compassion, paix, générosité et modestie. «Des valeurs qui tendent malheureusement à disparaître. Tout le monde semble attiré par des valeurs moins nobles comme le profit et l’argent», regrette Malika. L’une de ses citations arabes préférées, que l’on peut traduire par «Le paradis est sous les pieds des mères», revient également dans quelques-unes de ses toiles. Artiste portée sur la spiritualité, Malika Agueznay est une grande amoureuse de la nature. Ayant vécu plusieurs années à la campagne dans sa jeunesse, elle en garde un souvenir indélébile. «Il m’arrive de passer plusieurs heures à essayer de retrouver les couleurs féeriques des fleurs du jardin. J’ai beau créer, je ne fais que reproduire ce qui existe déjà dans la nature». Après avoir obtenu deux diplômes d’assistante sociale, Malika Agueznay avait entamé une année de droit à l’université. Mais en réalité, ce qu’elle voulait faire à cette époque, c’était plutôt apprendre les Beaux-Arts. Son époux, premier urologue à exercer au Maroc, l’encourage. En 1978, elle est invitée à réaliser une fresque artistique sur un mur, dans le cadre du premier festival d’Asilah. Depuis lors, sa carrière est lancée et son nom ne tarde pas à se faire connaître. Depuis 1983, elle multiplie les expositions un peu partout dans le monde et ses œuvres figurent dans de prestigieux musées et institutions.Nadia BELKHAYAT

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