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    L'ONEP renoue avec les bénéfices

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    L'Office National de l'Eau Potable (ONEP) sort du rouge pour 1996 tout en améliorant sa capacité d'autofinancement et son taux d'endettement. En revanche, côté créances, la situation n'est pas brillante.


    Grand bond pour l'ONEP en 1996. Après un déficit de 184 millions de DH en 1995, l'Office renoue avec les bénéfices en affichant un résultat net de 267 millions de DH. Cette bonne performance est due, selon l'ONEP, à sa maîtrise des coûts depuis la suppression de la subvention accordée par l'Etat en 1995. C'est ainsi qu'au niveau de la productivité, l'Office a enregistré une quasi-stabilisation de l'effectif (+1%) malgré l'extension des activités.
    L'Office a investi 1,2 milliard DH, en baisse d'environ 20% par rapport aux 1,6 milliard de DH investis en 1995, y compris les réalisations pour faire face à la sécheresse (300 millions de DH pour alimenter Tanger).
    Ce montant a servi entre autres à l'équipement d'un débit supplé-mentaire de 1.480 litres/secondes à travers la réalisation et l'équipement de deux stations de traitement (Agadir et Fès) et de plusieurs forages et puits. L'ONEP a également investi au niveau du stockage et de la distribution via la mise en place de 17 réservoirs d'une capacité totale de 19.800 m3.
    L'atout de l'Office demeure sa «crédibilité» auprès des bailleurs de fonds qui ont contribué par des dons ou des prêts concessionnels au finan-cement des projets d'investissements.

    Mauvais payeurs


    Grâce à la forte augmentation du résultat net et à la baisse de l'investissement en 1995, la capacité d'autofinancement de l'Office est passée de 28% en 1995 à 54% en 1996. Cette capacité dégagée demeure cependant en deçà du niveau requis. Le résultat aux yeux des responsables de l'Office reste insuffisant face, d'une part, à la hausse des charges d'exploitation et à la faiblesse des tarifs. Actuellement, 58% des abonnés paient moins de 12DH/mois, tient à rappeler l'Office.
    «Pour sécuriser l'alimentation en eau potable, l'ONEP doit réaliser un investissement qui dépasse 1,5% de son chiffre d'affaires», est-il indiqué. Ce dernier s'est élevé à environ 1,3 milliard de DH.
    Côté dettes, l'ONEP s'est acquitté de plus d'un milliard de DH. Ses dettes globales à long et court termes sont passés de 5,3 milliards de DH en 1995 à 4,1 milliards, un an plus tard et son taux d'endettement de 25 à 22%.

    En revanche, côté créances la situation n'est pas brillante. L'ONEP a totalisé à mars 1997 un montant de 911 millions de Dirhams. Les mauvais payeurs sont les régies avec 847 millions. Les impayés des collectivités locales atteignent pour leur part 43 millions et ceux des administrations 21 millions. Pour les deux derniers débiteurs, les taux de recouvrement se sont nettement améliorés grâce notamment au système de vignette mis en place et dont la gestion est confiée à l'Office. Cependant, le délai client pour les collectivités locales (15 mois) demeure important face aux arriérés, au rééchelonnement de la dette et au changement de l'année budgétaire. Des discussions sont en cours entre l'Office et la Direction des Finances Locales pour une solution définitive de ce problème.

    Par ailleurs, étant donné l'impact des impayés sur sa situation financière, l'Office tente de proposer à ses principaux débiteurs des réaménagements tarifaires par le biais de la mensualisation de la facture, la création d'une 4ème tranche à partir de 120 m3 et la révision tarifaire avec un faible impact sur la consommation de la tranche sociale. «Aucun accord n'a été donné à ce jour par les pouvoirs publics et l'ONEP continue de supporter les augmentations dues aux facteurs de production».
    Pour son exercice 1996, l'Office fait également ressortir ses autres réalisations dont notamment la poursuite de la politique d'accès à l'eau potable grâce aux branche-ments sociaux. A ce niveau, le nombre d'abonnés dans les villes et centres où l'ONEP est présent a atteint presque 508.000, soit une évolution de 12%. Le nombre des centres d'intervention est passé de 278 en 1995 à 291 en 1996.
    L'année 1996 a en effet été marquée par l'ouverture de 13 nouveaux centres pour un investissement de 208,9 millions de DH. Ces centres bénéficieront à quelque 4 millions d'habitants. 1996 est aussi l'année de la suppression des compteurs collectifs et leur remplacement par des compteurs individuels. Cette action est censée permettre à chaque abonné de maîtriser sa consommation et ainsi éviter les litiges entre usagers.

    Badra BERRISSOULE

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