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    Liquidités: Tensions plus fortes sur les banques

    Par L'Economiste | Edition N°:3343 Le 18/08/2010 | Partager

    . Leur besoin culmine à 22 milliards de DH . Le taux interbancaire s’envole à 3,35% . La création de monnaie ralentit ACCROISSEMENT du besoin de liquidité des banques, envolée du taux interbancaire, croissance modérée de la masse monétaire… tels sont, en substance, les facteurs qui ont caractérisés le marché monétaire à fin juillet. D’ailleurs, l’impact restrictif sur les trésoreries bancaire s’élève 1,8 milliard de DH. Principale cause: hausse de la circulation fiduciaire. Celle-ci, selon Bank Al-Maghrib, a plus que compensé l’effet expansif de l’augmentation de ses avoirs extérieurs nets. De plus en raison l’accroissement du montant minimum au titre de la réserve monétaire de près de 200 millions, le déficit global ressort à près de 22 milliards de DH contre les 20 milliards du mois de juin. Ce manque chronique a conduit BAM, comme à l’accoutumée, à augmenter le volume de ses interventions sur le marché. Elle a ainsi porté le montant d’intervention à 25 milliards de DH en moyenne hebdomadaire.Parallèlement à cette aggravation du manque de liquidités, le taux moyen pondéré du marché interbancaire s’inscrit en hausse. A fin juillet, il s’établit à 3,35%, soit un bond de 7 points de base par rapport au mois précédent. Pour ce qui est des taux des bons du Trésor, les évolutions sont pour le moins disparates. Les taux assortissant les maturités à court terme (52 semaines et à 2 ans) ont, selon BAM, légèrement baissé par rapport aux dernières émissions. Ils sont, ainsi, respectivement revenus à 3,48 et 3,67%. Quant aux taux appliqués aux bons à 5 et à 10 ans, la tendance est demeurée quasi inchangée, s’établissant à 3,88 et 4,16%. En revanche, au niveau des taux créditeurs, le taux moyen pondéré des dépôts à 6 et à 12 mois s’est chiffré à 3,52%, contre 3,49% précédemment. «Ce chiffre recouvre une augmentation du taux des dépôts à 6 mois et un repli de celui des dépôts à un an», explique BAM.A l’inverse, une quasi-stabilité du taux moyen pondéré du crédit bancaire autour de 6,65%, pour les conditions débitrices. Cette évolution recouvre, toutefois, des tendances divergentes selon les catégories de crédit. Ainsi, le taux des facilités de trésorerie, qui est le déterminant principal de l’évolution du taux moyen pondéré global, a continué sa baisse observée depuis le 4e trimestre 2009, pour revenir à 6,52%. Idem pour le taux des crédits immobiliers qui enregistre une détérioration de 13 points, pour se situer à 6,16%. A contrario, le taux des crédits à l’équipement, qui est habituellement soumis à une volatilité plus importante, augmente pour atteindre 7,99%. Pour rappel, ce temps se reprend après avoir baissé de 49 points de base à fin décembre 2009. Enfin, le taux des crédits à la consommation s’est accru de 3 points de base.

    Modération
    Dans ces conditions, le rythme annuel de croissance de la masse monétaire poursuit son mouvement de modération pour se situer à 6,6% au terme du 1er semestre après 6,9% en mai et 7,3% en moyenne durant les cinq premiers mois de l’année. A ce titre, malgré la hausse mensuelle de 1,7%, la plus importante depuis le début de l’année, le taux d’accroissement annuel de la monnaie scripturale est revenu à 9,3 contre 10,4% un mois auparavant. Idem pour les placements à vue qui «semblent poursuivre le mouvement de ralentissement entamé depuis le début de l’année 2010». Leur progression annuelle se limite ainsi à 7,9 au lieu de 8,4% en mai. Pour les titres des OPCVM monétaires et la monnaie fiduciaire, ils se sont respectivement accrus de 9,3 et 6,3% en juin 2010. En revanche, «les dépôts à terme auprès des banques se sont, de nouveau, contractés, s’établissant à un niveau inférieur de 8,6% comparativement à celui observé au titre de la même période de 2009», affirme-t-on auprès de BAM.Concernant les autres sources de création monétaire, il s’avère que l’évolution de la masse reste principalement tirée par la hausse du crédit, les avoirs extérieurs nets et les créances nettes sur l’administration centrale. A ce titre, le taux annuel de croissance du crédit s’est revenu à 13,6% en juin après les 14,4% de mai. Toutefois, sa contribution à la création monétaire demeurant élevée, autour de 9,3 points de pourcentage. Cette évolution du crédit traduit le ralentissement du rythme de progression des prêts immobiliers et de celui des crédits à la consommation. Ceux-ci sont respectivement revenus à 11 et 16,4% en juin. En dépit de leurs hausses mensuelles respectives de 5,8 et 2%, les facilités de trésorerie et les crédits à l’équipement n’ont pas enregistré de changements significatifs au niveau de leurs rythmes de progression annuels. Ils se sont, ainsi, établis à 5,8 et à 23,9%.Pour ce qui est des avoirs extérieurs nets, ils se sont encore inscrits en baisse de 9%. Comme nous l’annoncions dans notre édition du 17 août 2010, cette évolution est principalement due au creusement du déficit commercial et à la diminution des recettes au titre des investissements et prêts privés étrangers. De même, malgré une hausse de 2,9% d’un mois à l’autre, les créances nettes sur l’administration centrale demeurent inférieures de 17,5% comparées au niveau constaté un an auparavant.En parallèle, les agrégats de placements liquides se sont accrus de 22,2% en glissement annuel contre 27,4% le mois précédent. Ceux-ci rompent avec leur mouvement d’accélération observé depuis la fin de l’année 2009. Ce ralentissement est essentiellement attribuable à l’évolution de l’agrégat PL1(1), dont le taux de croissance annuel est revenu de 17,9 à 13,6% en juin. Dans une moindre mesure, ce ralentissement est engendré par les titres des OPCVM obligataires, qui n’ont progressé que de 7,2% au lieu de 7,7% en mai. Les titres des OPCVM actions et diversifiés ont, pour leur part, augmenté de 1,5%, un rythme comparable à celui enregistré le mois précédent.M. A. B.-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Bons du Trésor négociables, bons de sociétés de financement, billets de trésorerie, titres émis par des OPCVM contractuels
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