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    Politique Internationale

    L'Institut Français de Casablanca joue la continuité

    Par L'Economiste | Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    Depuis le mois de septembre, Mme Nicole Arrous(1) a pris fonction à la tête de l'Institut Français de Casablanca (IFC). Elle donne les grands axes de son programme à venir.


    Un vent de féminité a soufflé dans les murs de l'Institut Français de Casablanca. Après un passage qualifié à l'unanimité comme réussi, M. Alain Bourdon a cédé sa place de directeur de l'IFC à Mme Nicole Arrous. C'est la première femme à occuper cette fonction à Casablanca.
    Lors d'une réunion de présentation avec la presse, le 25 septembre, Mme Arrous a expliqué sa vision des choses et les grands axes de son programme.
    Elle arrive de l'autre côté de la Méditerranée, après avoir passé six années à la tête du Centre Culturel Français de Turin en Italie.
    «C'est pour moi un poste exaltant. J'ai choisi de venir à Casablanca parce que je trouve passionnant de travailler dans un pays qu'on ne connaît pas mais que l'on souhaite connaître», explique-t-elle.
    N'ayant pris ses fonctions qu'au début du mois de septembre, Mme Arrous n'a pas eu connaissance de tous les dossiers de l'IFC. Mais elle ne tarit pas d'éloges à l'endroit de son prédécesseur: «Le travail effectué est considérable et nous comptons continuer sur cette lancée».

    La seule contrainte qu'il pourrait y avoir, dit-elle, est que «l'Institut Français de Casablanca voit ses moyens se réduire suite à un tassement des crédits qui lui sont affectés».
    La nouvelle directrice a l'intention de travailler en accompagnement avec les structures culturelles existantes à Casablanca, que ce soit pour les arts plastiques, la musique ou le théâtre. «J'ai déjà rencontré des gens de la Fondation ONA et la directrice d'une grande librairie à Casablanca et ce n'est que le début», dit-elle. Ceci en plus d'éventuelles collaborations avec le Goethe Institut, l'Institut Cervantès...
    Forte de son expérience à Turin, Mme Arrous ramène plusieurs idées de coopération et de partenariat avec des entités culturelles italiennes (musées, théâtres, opéra...). De plus, Turin est une ville à forte présence maghrébine, ce qui la rapprochera mieux des goûts et habitudes des Casablancais.
    «Ma programmation culturelle se dessinera par rapport à ce qui existe et par rapport à la demande aussi», souligne-t-elle.

    Les Estivales et Ramadan


    Un échange d'artistes entre l'IFC et les Fonds Régionaux d'Art Contemporain (FRAC) en France est envisageable, surtout que c'est une structure qui a beaucoup de potentialités culturelles et artistiques.
    Mme Arrous compte, par ailleurs, axer sa programmation principalement sur les arts plastiques (photographies, peinture, céramique contemporaine...), la musique classique et la littérature.
    «Je tiens à ce que les manifestations n'aient pas ce caractère univoque, qu'elles aient plusieurs volets», insiste-t-elle.
    Deux rendez-vous très attendus des Casablancais, les Estivales et Ramadan. Les Instituts Français de Casablanca et Rabat ont pris l'habitude de consacrer une programmation spéciale à ces deux occasions. La première pour saluer l'été et fêter la belle saison, la deuxième pour animer les veillées ramadanesques.

    «Pour les Estivales, elles coïncideront cette année avec le Mondial de football, nous envi-sageons la possibilité de les anticiper, ce sera le seul chan-gement. Quant à la programmation, elle a fait ses preuves depuis des années, je ne vois pas pourquoi nous la changerions», annonce Mme Arrous. La seule contrainte pourrait être les moyens matériels. Pour cela, l'Institut attendra les suggestions de l'Association Française d'Action Artistique (AFAA) pour qu'il y ait une prise en charge d'une partie des frais.
    Concernant le programme du mois de Ramadan, le seul changement prévu est une ouverture sur plusieurs styles de musiques. Il ne sera plus uniquement fait de musique sacrée ou mystique.
    En attendant, dès ce mois d'octobre(2), l'Institut propose deux expositions, du cinéma français, de la musique, du théâtre et une rencontre avec Claude Delorme sur la radioactivité naturelle. « Nous envisageons d'organiser plusieurs rencontres avec des auteurs et des écrivains. Quitte à les transformer en rendez-vous réguliers», promet Mme Arrous.

    Hanaa FOULANI
    (1) Voir notre rubrique Manager page 11.
    (2) Voir notre rubrique Sortir en ville pour les détails.

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