×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    L'impôt européen suscite de vives réactions

    Par L'Economiste | Edition N°:3338 Le 11/08/2010 | Partager

    . L'Allemagne, le Royaume-Uni et la France s'y opposent . Les propositions seront présentées en septembreAprès Londres et Berlin, Paris s'est opposée hier, à son tour, à la création d'un impôt européen. «Nous jugeons cette idée d'impôt européen parfaitement inopportune. Tout impôt supplémentaire aujourd'hui n'est pas le bienvenu, et l'heure est bien davantage, parmi les Etats membres mais aussi pour les institutions européennes, aux économies«, a déclaré Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes. Le Royaume-Uni, pour sa part, estime que la fiscalité doit être déterminée au niveau de chaque pays membre et «disposerait d'un droit de veto sur tout projet en vue d'un impôt de la sorte«, a annoncé, hier mardi, Lord James Sassoon, sous-secrétaire d'Etat rattaché au ministère des Finances.Même cas de figure en Allemagne. Le ministère allemand des Finances a rejeté l'idée de créer un tel impôt. «La revendication d'introduire un impôt européen va à l'encontre de la position du gouvernement inscrite dans le contrat de coalition« qui unit les conservateurs et les libéraux au pouvoir à Berlin, a indiqué un porte-parole de ce ministère.Ces réactions font suite aux déclarations récentes de Janusz Lewandowski, commissaire européen au Budget. En effet, il avait estimé, lundi dernier, dans une interview au Financial Times Deutschland, qu'il envisageait la création d'un impôt dont les recettes alimenteraient directement les caisses européennes.«J'entends de la part de plusieurs capitales, y compris des grosses comme Berlin, qu'elles aimeraient faire baisser leurs contributions. Cela ouvre une porte à une réflexion sur des sources de revenu propres, qui ne soient pas prélevées par les ministres des Finances«, avait-il argumenté. Selon Patrizio Fiorilli, son porte-parole, des propositions «chiffrées et précises» sont en voie de finalisation, pour être présentées le 21 ou le 28 septembre prochain.Il faut bien noter que l'Union européenne ne taxe pas pour le moment directement les citoyens européens, mais se finance essentiellement par les contributions des Etats membres.Les propositions de la Commission vont s'étendre aux dépenses et aux recettes. «Tout sera abordé, notamment le poids de l'agriculture dans le budget de l'UE, actuellement 45% des dépenses, mais également les rabais accordés à la Grande-Bretagne, à l'Allemagne, au Danemark, aux Pays-Bas«, a assuré Patrizio Fiorilli.En fait, Lewandowski veut faire des propositions «ambitieuses mais réalistes« pour une fiscalité européenne. Il a évoqué auprès du journal un impôt sur les transactions financières, tel que le souhaite l'Allemagne par exemple, ou une taxe sur le transport aérien. Une autre option serait le versement à l'Union européenne des recettes de la vente des certificats d'émission de gaz à effet de serre, pour le moment collectées par les Etats. M. Az

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc