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    International

    Liban/Israël
    Le risque de guerre s’éloigne… pour l’instant

    Par L'Economiste | Edition N°:3335 Le 06/08/2010 | Partager

    . Les récents heurts ont montré la volatilité de la frontière. Le timing appartient au Hezbollah, selon les analystesNI Israël, ni le Hezbollah, véritable force dans le sud du Liban, ne souhaitent une confrontation, selon des analystes. Ainsi dit, une escalade à la frontière entre le Liban et Israël est pour le moment improbable. «Israël avait une occasion en or pour déclencher une guerre et le Hezbollah, un alibi extraordinaire pour défendre le pays contre» l’Etat hébreu, affirme Ghassan Azzi, professeur de sciences politiques. «La guerre, ce n’est pas pour demain. Le moment n’est pas opportun», estime-t-il.L’accrochage, déclenché après que des soldats israéliens eurent tenté de déraciner un arbre dans une zone controversée de la frontière, a tué trois Libanais et un Israélien. C’est l’incident le plus sanglant depuis le conflit destructeur en 2006 entre l’Etat hébreu et le Hezbollah.Ces heurts, auxquels le parti chiite n’a pas pris part, ont montré la volatilité de la frontière entre les deux pays encore techniquement en guerre. Ils révèlent également qu’aucune partie ne semble prête, pour le moment, à pousser les choses jusqu’à la déflagration.«Je ne vois pas d’escalade dans un avenir proche», affirme Oussama Safa, directeur du Centre libanais pour les études politiques. «Ce n’est pas l’armée libanaise qui va déclencher une guerre dans le sud, les facteurs pour un conflit ne sont pas encore réunis», dit-il.A la suite de l’accrochage, Israël a mis en garde le Liban, tout en tentant de calmer le jeu. «J’espère qu’il n’y aura pas d’escalade, que nous aurons un été calme et que les choses vont redevenir normales», a affirmé le ministre de la Défense Ehud Barak. De son côté, le chef du parti chiite Hassan Nasrallah a prévenu qu’il ne resterait pas «les bras croisés» en cas d’une nouvelle «agression». «Le timing appartient au Hezbollah», indique Safa. Selon lui, une intervention du puissant groupe armé, qu’Israël accuse de posséder des dizaines de milliers de roquettes, aurait été fatale. «Ils ont peut-être fourni un soutien logistique et des renseignements à l’armée, mais s’ils avaient combattu à ses côtés, ça aurait signifié une guerre régionale, ce qui n’est pas d’actualité», affirme l’analyste. «Si l’armée commence à se comporter comme le Hezbollah ou si le Hezbollah réussit à en prendre le contrôle, nous devrons traiter l’armée libanaise d’une toute autre manière», a affirmé à la radio publique le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon. «Si vous voulez savoir ce qui se passera dans le sud du Liban, vous devez regarder du côté de la confrontation entre l’Iran (principal soutien du Hezbollah) et la communauté internationale», résume Oussama Safa.T.Z.

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