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    Liban: Une manifestation sous haute tension

    Par L'Economiste | Edition N°:2419 Le 11/12/2006 | Partager

    . A l’origine de ce mouvement, le Hezbollah . L’enjeu est de faire tomber le gouvernement Siniora Veillée d’armes au Liban. Une manifestation à haut risque s’est tenue hier après-midi au centre de Beyrouth. L’opposition, soutenue par Damas et Téhéran, et menée par le parti chiite pro-syrien Hezbollah et le mouvement Amal, a mené un rassemblement dès 15 heures (13 heures GMT). Des milliers de soldats et de policiers ont été déployés dimanche à Beyrouth avant et pendant la manifestation.L’opposition libanaise a annoncé un durcissement de son action. La crise s’installe donc dans la durée. Hier, l’opposition a déployé les grands moyens en faisant appel à l’ensemble de ses sympathisants pour une manifestation qui sera, certainement, lourde de conséquences. L’enjeu est de taille: faire tomber le gouvernement Siniora. L’opposition compte poursuivre son action jusqu’à la chute du gouvernement.A la veille de la marche, le Premier ministre a répondu en accusant Hassan Nasrallah de planifier un «coup d’Etat».La manifestation est considérée comme un «tournant historique» de l’offensive populaire déclenchée le 1er décembre. Depuis cette date, des milliers de manifestants campent dans le centre de Beyrouth, où leurs tentes font face symboliquement au Grand Sérail, le palais qui abrite le siège du gouvernement, cerné de barbelés et de cordons de soldats.Plus que jamais, le camp du gouvernement, soutenu par les capitales occidentales, et celui de l’opposition, appuyé par Damas et Téhéran, semblent irréconciliables. Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a promis que l’opposition, qui regroupe son parti, le mouvement chiite Amal et le Courant patriotique libre (CPL) du général chrétien Michel Aoun, n’abandonnerait pas la rue tant qu’elle n’aurait pas obtenu gain de cause. La manifestation d’hier devrait enclencher «une nouvelle phase du mouvement», a déclaré Hussein Rahal, porte-parole du Hezbollah. L’opposition a d’autres actions en perspective, encore en discussion entre les chefs de l’opposition.Le détonateur de la crise, rappelons-le, a été la démission à la mi-novembre des six ministres pro-syriens, dont cinq représentant la communauté chiite, du gouvernement issu de la majorité anti-syrienne, au pouvoir depuis 2005. A leur tour, les partis chiites alliés au chef de l’opposition chrétienne, Michel Aoun, réclament une représentation accrue dans la coalition et nient désormais toute légitimité au gouvernement.Pour sa part, la majorité soupçonne l’opposition d’avoir provoqué la crise gouvernementale pour faire barrage au projet de tribunal international chargé de juger les assassins de l’ex-Premier ministre, Rafic Hariri, tué en 2005, afin de dissimuler une éventuelle implication syrienne dans cet attentat.Le président Emile Lahoud, lui, refuse de valider le projet de création d’un tribunal chargé de juger les suspects de l’assassinat de Rafic Hariri. Synthèse L’Economiste

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