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    L'ex-président de la commune de Settat devant le juge

    Par L'Economiste | Edition N°:2173 Le 16/12/2005 | Partager

    . Le juge d’instruction vient de transférer le dossier à la Chambre criminelle. L’ex-président et ses «acolytes» accusés de détournement de deniers publics. Plusieurs projets ont été budgétisés mais jamais réalisés En instruction depuis 2004, le dossier de l’ex-président du Conseil communal de Settat vient d’être bouclé (cf. www.leconomiste.com). Jamal Serhane, juge d’instruction à la quatrième chambre près la Cour d’appel de Casablanca, a transmis, la semaine dernière, le rapport final d’instruction à la chambre criminelle de la même cour. Selon nos dernières informations, le procès d’Abdellah Terrabi, l’ex-président du Conseil communal de Settat (1992-2004) et de Jamal Naguibi, un ingénieur communal, débutera incessamment. Les accusés, qui croupissent à la maison d’arrêt d’Oukacha à Casablanca, comparaîtront en état de détention provisoire. Ils sont notamment accusés de détournement de fonds publics, d’escroquerie et de falsification.Lors de l’instruction, près de 30 témoins, dont des conseillers communaux et des techniciens au Conseil communal de Settat, ont été entendus par Serhane. L’affaire remonte à fin 2003. Une plainte anonyme est déposée auprès de la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) à Settat. Le plaignant accuse l’ex-président du Conseil communal, l’ingénieur et le percepteur d’avoir passé des marchés publics en violation des procédures réglementaires. Les agents de la BNPJ enquêtent sur le dossier et arrivent à déterminer dans un premier lieu l’homme qui se cache derrière la plainte anonyme. Il s’agit de Mohamed Louimi, patron d’une société de dallage de marbre. Louimi avait travaillé avec le Conseil communal de Settat sur un marché public. Il s’agit plus précisément du projet de la piscine municipale de la ville. Interrogé par la BNPJ, Louimi avoue alors disposer de documents prouvant que l’ex-président du Conseil communal de Settat, l’ingénieur Naguibi et le percepteur attribuaient des marchés publics contre des sommes d’argent. L’enquête est effectuée en six mois et le ministère public conclut à l’implication des trois mis en examen dans une affaire de détournement et d’escroquerie. Le procureur général près la Cour d’appel de Settat adresse alors un réquisitoire introductif d’instance au juge d’instruction. Mais c’est le juge d’instruction près la Cour d’appel de Casablanca et non celui de Settat qui est saisi. Une source judiciaire explique que ce dossier a été envoyé à Casablanca «parce que c’est Serhane qui instruit les dossiers de gestion communale tels que celui de Laâfoura, Slimani & Co ou encore l’affaire d’Abderrazak Afilal, patron de l’UGTM et ancien président de la commune d’Aïn Sebaâ». Parmi les marchés «douteux» passés par Terrabi et ses «acolytes», est cité dans le rapport d’instruction le projet d’un complexe touristique de la ville de Settat dont la réalisation aurait coûté plus de 50 millions de DH. Sont également cités l’affaire des logements sociaux et des malversations dont l’ex-président aurait tiré grand profit, ou encore le dossier de l’assainissement concernant les travaux d’entretien des routes (1999), qui a porté sur un budget de 5 millions de DH. Un autre projet concernant l’éclairage de la ville (1997), dont le budget dépasse les 2 millions de DH, n’aurait jamais été exécuté. Naoufal BELGHAZI

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