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    Economie

    L'espérance de vie à 69 ans en 2000

    Par L'Economiste | Edition N°:289 Le 17/07/1997 | Partager

    Le Ministère chargé de la Population a publié une note sur l'évolution de la population marocaine à l'occasion de la journée mondiale, le 11 juillet. Nucléarisation et jeunesse en demeurent les principales caractéristiques.


    Le rythme de croissance de la population marocaine est en ralentissement mais reste élevé au regard des pays industrialisés. La population est passée de plus de 15 millions en 1971 à 27 millions en 1997 et atteindra les 28 millions en l'an 2000 d'après des estimations du Centre d'Etudes et de Recherches Démographiques (CERED), relevant du Ministère de la Population. Soit un taux d'accroissement de presque 3%. Si jusqu'en 1982 la population rurale était supérieure à celle du milieu urbain (11, 6 millions contre 8,7), la situation a connu un renversement en 1994 (12 millions contre 13,4). Cette tendance va se poursuivre jusqu'en l'an 2000: les ruraux ne seront plus que 12,8 millions.
    La grande caractéristique de la population marocaine demeure sa jeunesse et ce, en dépit d'une baisse relative relevée par le dernier recensement de 1994. La proportion des moins de 15 ans est de 37% (1994). Elle sera de 32% d'ici trois ans. Les moins de 15 ans vivent en grande partie dans le milieu rural. Les 15-59 ans se taillent quant à eux le plus grand taux avec 55,9%, alors que les plus de 60 ans ne représentent que 7% de la population.

    La population marocaine est donc jeune essentiellement en raison d'une baisse du taux de célibat, notamment pour les femmes (2,0% en 1960 contre 0,8% en 1994) et d'une évolution de la part des femmes en âge de procréation (45% en 1960 à 51% en 1994). Ainsi, malgré la baisse de fécondité qui atteint 3,3 enfants par femme (elle était de 7 enfants en 1962), l'effectif de la population connaît un accroissement appréciable. «Ce qui ne manque pas de se traduire par d'importantes répercussions sur les besoins de la population tant dans les domaines de l'enseignement, de l'emploi et de la santé qu'au niveau du logement et de l'alimentation», est-il indiqué auprès du Ministère de la Population.
    Autre facteur déterminant dans cet accroissement, l'espérance de vie qui a franchi le cap de 60 ans. Elle était de 47 ans en 1962, elle atteindra les 69 ans en l'an 2000. Soit un gain voisin de 20 ans en l'espace d'une génération. Le taux de mortalité tombe à 6,7% en 1994 contre 19% en 1960. Ces chiffres enregistrent cependant de grandes disparités régionales. En effet, en 1994 le milieu rural a observé une forte surmortalité par rapport à l'urbain (65 ans contre 71 ans). Selon le CERED, les facteurs économico-sociaux et le statut de la femme agissent en grande partie sur cette mortalité.

    Seconde caractéristique de la population marocaine: sa nucléarisation. Ainsi, d'après l'enquête nationale sur la famille réalisée en 1995, la majorité de la population marocaine vit soit dans des ménages nucléaires (un seul noyau familial) ou complexes (plusieurs noyaux). La fréquence de ces derniers est plus importante en milieu rural. Les ménages nucléaires se répartissent essentiellement entre familles biparentales (48%), familles monoparentales (8%) constitués d'une divorcée ou veuve avec ses enfants célibataires.

    Et dans le monde?


    LA population mondiale est évaluée à 5,8 milliards. Elle atteindrait les 8 milliards en 2025 (selon le Fonds des Nations Unies pour la Population FNUAP). Avec un taux de croissance de 1,5%, la population grossit de plus de 81 millions d'individus par an. Cependant, si la croissance démographique demeure un phénomène mondial, ici aussi des disparités entre régions et entre pays d'une même région subsistent.
    La première division est évidemment celle qui sépare pays développés et pays en développement. Les premiers regroupent 1,12 milliard de personnes avec un taux de croissance annuel inférieur à 0,3%. Parmi ces pays, l'Australie, les Etats-Unis et le Canada affichent un taux d'accroissement démographique de 1%. L'Allemagne, l'Espagne, la Grèce et l'Italie restent les pays qui connaissent une faible fécondité.
    Les pays en développement comptent une population de 4,6 milliards et connaissent un taux de croissance de 1,7%. L'Afrique est en tête avec un taux de 2,7%. Celui-ci dissimule également des inégalités: il est de 2,1 et 2,3% en Afrique du Nord et australe, alors qu'il atteint 2,9 et 3,4% en Afrique occidentale et centrale.
    Toujours, d'après les estimations du FNUAP, l'ensemble du continent africain compait près de 739 millions d'individus en 1996. Ce chiffre doublera d'ici 2030.

    Badra BERRISSOULE

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