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    Entreprise Internationale

    L'Espagne va bien, les mini-jupes reviennent

    Par L'Economiste | Edition N°:296 Le 18/09/1997 | Partager

    Avant Paris et Milan, la passerelle Cibeles de Madrid présente les collections printemps-été de 24 stylistes espagnols, suivie par le Salon Gaudi à Barcelone.


    SI l'on en croît un vieux dicton espagnol, le massif retour des mini-jupes augure à l'Espagne une excellente santé économique. Aucun doute, l'été 1998 sera chaud sur les rives de la Méditerranée. Avant Paris et Milan, Madrid a présenté, la semaine dernière (9-12 septembre), lors de la Passerelle Cibeles -du nom de la célèbre fontaine de Madrid-, les collections de quelques 24 stylistes espagnols dont certains de renommée internationale, tels Vietorio&Lucchino, Roberto Verino, Jesus del Pozo, Montesinos et Naho
    Ruiz(1) .
    Un rendez-vous important pour la haute-couture espagnole -encore relative-ment peu connue dans le monde- et pour tout le prêt-à-porter national, dont l'exportation connaît, ces dernières années, un véritable boom. de grandes marques telles que Zara, Mango et Adolfo Dominguez ont fait des apparitions plus que remarquées dans les avenues chics des capitales européennes.
    C'est l'un des indices les plus marqués de la récupéra-tion du secteur textile qui a connu de profonds change-ments ces dernières années, suite principalement à l'installation de nombreux fabricants espagnols au Maroc.

    Conscients de l'interconnexion de la haute couture, le prêt-à-porter et la confection industrielle, les organisateurs madrilènes ont su associer le glamour des défilés à l'efficacité d'un Salon professionnel, monté dans les mêmes bâtiments de IFEMA et, baptisé la Semaine Internationale de la Mode. A cette 38ème édition, qui s'est terminée dimanche 14, ont participé 413 entreprises.
    «Face à la manifestation du prêt-à-porter, les gens s'ennuient, ils veulent de la fantaisie... Et plus encore en cette fin de siècle, alors que, pris de vertige face à l'inconnu, nous cherchons tous de nouvelles valeurs, sûres et vraies, tel que l'artisanat, un secteur si riche mais si peu encouragé en Espagne!». Ces préoc-cupations métaphysiques, Nacho Ruiz -l'un des couturiers madrilènes les plus dynamiques- les a traduites, dans sa collection, par un retour aux matières naturelles travaillées à la main: des robes à frou-frou en lin brut et tissé, des haillons de luxe en soie couleur feu et surtout des chasubles en laines d'été juste au corps et aérées. Associé à Magda Negre -une spécialité en la matière-, Ruiz réinvente le tricot en entrelaçant des rubans synthétiques pastels et des fils de cotons sauvages, dont les larges mailles donnent à la peau un sensuel protagonisme.

    La transparence est, sans aucun doute, le dénominateur commun de cet été. Le valencien Montesinos super-pose les tulles, tandis que Victorio&Lucchino les marient avec des crêpes. Fier de ses racines méditer-ranéennes, Montesinos remet au goût du jour le bolero, la mantille et la jupe à volants, et ce dans des tons typiquement ibériques: le rouge et le noir.

    Un prêt-à-porter très pluriel


    Omniprésent, le noir se décline surtout avec le blanc, sous toutes les nuances, mais n'éclipse pas pour autant les couleurs, surtout les tons pastels-natures. la styliste basque Angela Arregui les a adoptés pour la moitié de sa collection: ses voiles transparents mais aussi d'originaux tissus post-nucléaires, faits de lyera et cuir, taillés en mini-robes à tirettes, tailleurs-short et imperméables. Moderne et actuelle, la créatrice a également créé une série d'accessoires pour porter commodément son GSM, tel que des jarretelles en cuir: «Ma collection s'adresse aux femmes dynamiques, jeunes et qui ont de la personnalité» commente-t-elle. «Les défilés fous, c'est bien, mais il faut s'adapter à la réalité des bourses!»
    Appliquées au prêt-à-porter, ces grandes tendances stylistiques se mêlent, se rebellent, répondant à ses propres envies, ses propres impératifs.

    Outre la transparence -«le grand instrument de séduction de cette saison- et les mailles «commodes et élastiques, elles ressemblent à une deuxième peau ou fluides, elles se transforment en tuniques, pantalons, robes, jupes et tailleur», les cinq autres clés de la mode commerciale féminine du printemps-été 98 se ré-sument, selon le Centre d'Investigation et Information sur le Design Textile (CIDIT), de la manière suivante: «les décolletés, indispensables dans cette mélodie de séduction, sont hors de commun, avec des bretelles de tous types, asymétriques, nouées derrière le cou... Les pantalons, modernes et fonctionnels, reviennent en force sous toute leur forme, du short à la salopette. Lignes et influences plurielles, coexistent et se mélangent: minimalistes, exotiques ou ethniques, romantiques ou rétro, graphiques ou contestataires... donnant des combinaisons très diverses. Les dessins et imprimés, surtout des fleurs -ndlr: absentes pourtant de la Passerelle Cibeles, où les unis et les dessins géométriques et ethniques dominent largement-.

    Pascale BOURGAUX

    (1) Les 24 stylistes espagnols présents à la Passerelle Cibeles de Madrid (9-12 septembre) sont: Jesus del Pozo, Veva Modem, Javier Larrainzar, Roberto Verino, Palacio&Leminiez, Devota&Lomba, Angel Schlesser, Esteve Mujer, Roberto Toretta, Pedro del Hierro, Victorio&Lucchino, Colection Star TAC-Jovenes Diseñadores, Lydia Delgado, Joaquim Verdu, Antonio Pernas, Pedro Morago, Maria Jose Navarro, Carmela Rosso, Elio Berhanyer, Patoch, Los Pepes, Angela Arregui, Duyos&Paniagua, Nacho Ruiz et Montesinos.

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