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    Economie

    Les RME reviennent plus nombreux

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    Le nombre des RME qui reviennent au pays passer des vacances a augmenté par rapport à l'année dernière. Explication: l'amélioration des structures d'accueil démarrée l'année dernière. Tanger reste la plus prisée, puisqu'elle a vu entrer 254.144 passagers et 38.739 véhicules au 31 juillet dernier.


    ILS étaient plus de 529.000 résidents marocains à l'étranger (RME) au 31 juillet dernier à rentrer passer leurs vacances au pays contre 488.029 à la même date de l'année dernière. Les sorties enregistrées atteignent à peine 87.942, contre 88.623 l'année dernière. Ce qui fait dire à une dame officier capitaine: «ils restent au Maroc plus longtemps cette année». Pour les points de transit, Tanger caracole en tête avec plus de 50% des RME qui préfèrent traverser la Méditerranée par le Détroit. Au 31 juillet, 254.144 passagers et 54.123 véhicules sont entrés par Tanger. Les sorties ont enregistré 38.739 passagers et 7.188 véhicules. Cet engouement pour la ville du Détroit s'explique par les démarches administratives qui s'accomplissent à bord, ce qui réduit intensément le temps d'attente. Le deuxième poste frontière qui attire les RME est Bab Sebta qui a vu entrer 98.074 passagers et 16.811 véhicules. Vient ensuite Nador avec 89.172 personnes et 19.347 véhicules. Ce port est suivi par Bab Mélillia qui a enregistré l'entrée de 20.423 passagers et 6.354 véhicules.
    Ces chiffres fournis par la Commission Nationale chargée de l'accueil des RME, présidée par le Colonel Abdelkrim Addoul, montrent une légère reprise des rentrées des RME qui reviennent dans leur pays passer les vacances. L'explication de la reprise du nombre d'émigrés réside dans l'amélioration des conditions d'accueil aux postes frontières et tout au long du trajet qui les conduit chez eux. Auprès de cette commission on ne cache pas les efforts déployés pour une meilleure assistance.

    Journal de marche


    Les interventions des équipes affectées à cet effet sont multiples. Elles vont de l'assistance aux victimes d'intoxication alimentaires à l'évacuation des accidentés en passant par l'intervention pour les pertes de documents administratifs. Pour les victimes de vols, l'assistance peut offrir un plein d'essence. Sur ce registre, les victimes de vols et de différentes agressions se multiplient sur les routes d'Espagne. Sept personnes ont trouvé la mort au cours de cette saison.
    Les responsables de cette opération de transit affirment que le changement d'attitude vis-à-vis des RME enclenché l'année dernière a commencé à donner ses fruits. La preuve: le flux enregistré au 31 juillet dépasse le total de l'opération de transit de 1995 qui était de 514.532 entrées.
    Bien que la Fondation Hassan II pour les RME ait canalisé depuis quelques années ses efforts vers l'amélioration des conditions d'accueil, elle souffrait de défaillances dans l'organisation de ses compétences et dans la mobilisation de ses ressources.

    La logistique mise en place par la Commission utilise des méthodes d'organisation basée sur l'anticipation. Objectif: éviter l'engorgement. D'ailleurs, les responsables tiennent un «journal de marche» où toutes les activités de la journée sont consignées. A la fin de la mission, une synthèse est établie, permettant ainsi de dégager les maillons faibles et les moyens de les renforcer. La Commission s'articule autour d'un bureau central de coordination qui se décompose de trois structures régionales. La première, située à Tanger, est la plus fournie. Elle est chargée de l'accueil des flux en provenance de l'aéroport, du port de Tanger et du centre d'accueil de Malabata. La deuxième structure, localisée à Béni Ansar, a pour mission d'assister les Marocains en provenance du port de Nador et de Bab Mélilia.

    N° Vert: 60 appels par jour


    Quant à la troisième, elle est implantée à Tétouan. Elle gère les RME venant de Bab Sebta et le centre d'accueil Mellaliyne.
    L'une des innovations dans cette opération de transit est la mise en service d'un numéro vert fonctionnant en permanence. Plusieurs femmes officiers du service social des Forces Armées Royales sont affectées à recevoir les appels. Une soixantaine d'appels en moyenne par jour sont répertoriés. «La solution est trouvée dans les heures qui suivent», assurent les responsables.
    En outre, trois hélicoptères «maintenus sous pression» à Tanger, Rabat et Marrakech permettent d'assurer la prévention routière et l'évacuation rapide des blessés en cas d'accident.
    Le personnel affecté au transit provient à hauteur de 58% de la Direction Générale des Services Sociaux des FAR, de 34% du département de la Jeunesse et des Sports et de 8% de la Fondation Hassan II pour la Communauté Marocaine de l'Etranger.
    Le budget affecté cette année à l'opération transit est de l'ordre de 5,9 millions de DH. Au 31 juillet, uniquement 1,2 million de DH ont été engagés. L'année dernière, les membres de la Commission en charge de l'accueil affirment que le coût d'un transité est de 2,15 DH contre 4,60 DH pour le véhicule.

    Mohamed CHAOUI

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