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    Economie

    Les prix de référence baissent

    Par L'Economiste | Edition N°:292 Le 07/08/1997 | Partager

    Le MCIA a baissé les prix de référence des produits textiles. Ils sont désormais moins protégés et les opérateurs entrent déjà dans la compétition avant même l'entrée en vigueur de l'accord Maroc-UE. Problème, les mesures d'accompagnement ne sont toujours pas mises en place.


    LE Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MCIA) a établi une nouvelle liste des prix de référence pour les produits textiles. Les prix de référence jouent un rôle important dans la politique du commerce extérieur, puisqu'ils servent de base à la taxation. Jusqu'à cette décision, les produits marocains jouissaient d'une plus grande protection. Il est à préciser néanmoins que cette révision ne remplace, ni n'entre dans le cadre des démantèlements prévus par l'accord avec l'UE. Ces derniers seront étalés sur trois ans et s'appliqueront aux nouveaux tarifs. La baisse actuelle des prix de référence est venue avant l'échéance exigée par l'accord, dont l'entrée en vigueur attend la ratification de l'ensemble des pays de l'UE.
    Pour M. Mohamed Lahlou, président de l'Amith et du Conseil National du Commerce Extérieur, le secteur du textile a voulu devancer les événements. «Il s'agit, a-t-il souligné, d'un éveil extrêmement important pour faire face aux chamboulements de plus en plus intenses» de l'ouverture. La nouvelle liste des prix de référence est conçue comme un moyen pour rendre les prix plus proches de ceux pratiqués à l'échelle internationale.

    C'est donc une offensive qui demande du courage pour être accomplie, d'autant plus, note le président de l'Amith, que les mesures d'accompagnement ne sont pas encore mises en place. Toutefois, la décision n'a pas été facile à prendre. Selon M Lahlou, plusieurs réunions ont eu lieu entre les professionnels du secteur et entre ces derniers et le ministère de tutelle. Le MCIA a ensuite procédé à une étude qui a duré «quelques mois» et qui lui a permis de prendre sa décision et déterminer les niveaux de baisse. Ces derniers ne manquent pas d'audace.
    Pour les filés, la réduction a été de 60%, selon les types de produits. Les prix de référence ont baissé de 85 à 30 Dirhams, de 80 à 40, de 55 à 30, ce qui est «un geste énorme». Les prix de référence des produits tissés ont quant à eux baissé de 50%.

    Prudence


    En revanche, la nouvelle liste exprime une certaine prudence concernant les produits finis (confection et bonneterie, tissus d'ameublement, notamment). Le MCIA a souhaité prendre plus de temps pour analyser les résultats de la baisse sur la filature et le tissage. Aussi deux produits seulement figurent sur la liste. Il s'agit de la moquette et des draps de lits et linge de table dont le prix de référence a été fixé à 200 Dirhams le mètre carré contre 400 Dirhams dans l'ancienne liste. Cette «attitude de repli», selon l'expression de M. Lahlou, est destinée à maintenir la protection pour ces produits.
    La fixation des prix n'est pas sans poser de problème de conciliation. En fait, chaque produit est classé selon un numéro de nomenclature qui comprend plusieurs autres produits. Les produits relevant de la même classe se voient appliquer le même prix de référence, alors que leurs coûts ne sont pas identiques. Toutefois, assure M. Lahlou, des efforts ont été consentis pour tenir compte de cette variable. Il en est ainsi par exemple du coton dont il existe deux types. Le fil de coton simple, moins coûteux, est tarifé à 30 Dirhams, tandis que le prix de référence du fil retors a été fixé à 40 Dirhams.

    De manière générale, plusieurs prix méritent plus d'étude, de calculs et de démonstrations pour justifier une éventuelle révision à laquelle le MCIA est prêt, souligne M. Lahlou. Le plus important actuellement, ce sont les mesures d'accompagne-ment, insiste M. Lahlou qui rappelle les trois grands problèmes auxquels est confronté son secteur, les coûts de l'énergie, de l'argent et du Dirham. Prenant pour base le coût de l'énergie aux Etats-Unis (indice 100), le Maroc affiche 208, contre 100 pour l'Egypte et 140 pour la Turquie.
    Concernant le coût de l'argent, alors que les pays du pourtour de la Méditerranée appliquent des taux de 3 ou 4%, au Maroc «on continue à parler de 10 et 11%, ce qui est excessif pour les entreprises». Quant au Dirham, sa faiblesse vis-à-vis des devises étrangères rend les importations plus chères.o

    Amith-CNSS, l'accord trouvé


    L'Amith est parvenue, au terme de plusieurs réunions avec la Direction Générale de la CNSS, a un accord avec cet organisme portant sur un plan de régularisation des arriérés des entreprises du secteur. Les entreprises ont ainsi un mois de délai pour chaque mois de retard. Une entreprise qui n'a pas payé 10 mois étalera ses règlements au titre de la régularisation sur dix mois à compter de février 1998.

    Hakim ARIF

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