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    Economie

    Thé: Les prix chauffent

    Par L'Economiste | Edition N°:3346 Le 24/08/2010 | Partager

    . Les opérateurs répercutent les hausses à l’international. Une nouvelle poussée envisagée d’ici septembreNouvelle augmentation du prix du thé. Depuis un mois, il a grimpé de 10%. C’est la deuxième hausse après celle de 5% intervenue en mai dernier. Et la poussée des prix risque de ne pas s’arrêter de sitôt. Les professionnels n’écartent pas une nouvelle augmentation d’ici septembre. Elle pourrait être de 10 à 15% suivant en cela l’évolution des cours à l’international. Elle interviendrait donc à quelques semaines de la fête du mouton, une période de forte consommation du thé. «Nous sommes obligés de répercuter les hausses. Le Maroc importe la quasi-totalité de ses besoins de Chine dont la récolte connaît des perturbations», indique Mohamed Astaib, directeur général d’Inducaf. Même son de cloche auprès de Noureddine Mesfioui, directeur général de Somathes. Il soutient que «la répercussion des cours au niveau international dépend aussi des stocks». Effet dollars, conditions climatiques en Chine expliquent cette hausse des prix. Surtout que la Chine a enregistré une baisse de la récolte suite aux intempéries. De plus, ce pays commence aussi à encourager la consommation locale de thé. A en croire certains importateurs, des grossistes commencent à se plaindre de ces hausses qu’ils ont du mal à répercuter et à expliquer à leurs clients. «En valeur absolue, l’augmentation est de 1 à 2 dirhams selon les variétés», précise Abdelilah Bahbouhi, grossiste à Casablanca. Pour les professionnels, l’Etat devrait réagir face à l’envolée des prix de ce produit de forte consommation. «Les droits de douane doivent être revus. Les frais d’importations sont de 60,25% pour ce produit de masse. On ne peut rien protéger puisque le Maroc ne produit pas de thé», affirme Astaib. Libéralisé en 1993, le marché du thé au Maroc a connu l’arrivée de nouveaux entrants. Pour autant, ils ont eu du mal à s’organiser. Après un premier échec, les professionnels tentent aujourd’hui de se reconstituer en association. «Ce qui nous permettra de mieux nous défendre puisque le gouvernement aura un seul interlocuteur», affirme un opérateur. Premier client de la Chine, le Maroc a importé 26.466 tonnes de thé pour une valeur de 448,3 millions de dirhams à fin juin 2010. Durant le premier semestre 2009, ces importations ont atteint 25.003 tonnes. Bon an mal an, les importations marocaines de thé chinois évoluent de 3 à 5%. Mais c’est surtout durant le mois de Ramadan que la consommation baisse. Elle chuterait de 50% selon certains opérateurs. «En moyenne, le thé est consommé deux fois par jour. Or durant le mois de Ramadan, certains ménages peuvent même s’en passer», explique un opérateur. Khadija MASMOUDI

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