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    Les lagunes de Sidi Moussa et Oualidia menacées

    Par L'Economiste | Edition N°:2175 Le 20/12/2005 | Partager

    . Le site classé patrimoine international, en janvier dernier. L’agriculture, les carrières de sable et de sel déstabilisent son équilibre écologique. Vigilance contre la grippe aviaireLa zone humide dite complexe Sidi Moussa-Oualidia a été désignée d’importance internationale par la convention de Ramsar, le 15 janvier 2005. Ramsar est la ville iranienne dans laquelle avait été signé un accord en 1971 entre différents pays dont l’objectif est de promouvoir une meilleure utilisation des zones humides de la planète. Le site d’El Jadida, d’une superficie de 10.000 hectares, présente une grande variété de faune et de flore. Il s’étend sur le territoire de 4 communes (Sidi Abed, Ouled Aïssa, Ouled Ghanem et Oualidia). Le complexe se compose de 2 lagunes et 4 marécages et salines. L’ensemble constitue un sillon interdunaire limité à l’est par une haute falaise et à l’ouest par un cordon de dunes. C’est une étape pour nombre d’oiseaux côtiers notamment les limicoles et les laridés (canard olvert, flamant rose, bécassine des marais et autres). Des amphibiens comme les tortues et les lézards trouvent également refuges dans ces lagunes. «Les oiseaux d’eau rares sont nombreux cette année. C’est vraiment exceptionnel», explique Mohamed Bernoussi, chef du service provincial des Eaux et Forêts d’El Jadida. La cause, un hiver particulièrement rigoureux en Europe. Le seuil de 20.000 volatiles a été dépassé, selon les recensements effectués par l’Institut scientifique de Rabat en collaboration avec le service forestier d’El Jadida. «Nous effectuons des rondes d’observation et nous essayons de sensibiliser la population locale pour la protection de cet environnement», indique Abdellah Arifi, garde chasse. L’équilibre écologique des lagunes est en effet fortement menacé par l’homme. Incriminée, l’utilisation massive des engrais dans les exploitations agricoles. Les engrais et les pesticides s’infiltrent dans la nappe phréatique pour s’écouler dans les eaux des lagunes. Les rejets des eaux usées fragilisent fortement le site. La concentration des habitations et des structures touristiques le long de la côte est une autre menace. Les canalisations n’existent pas à Oualidia. Les fosses septiques débordent pour s’écouler vers les lagunes. De même, l’exploitation intensive des carrières de sable et de sel dénature irréversiblement les lieux. Les empiètements sur les zones humides augmentent progressivement menaçant les aires protégées d’oiseaux considérés comme ressources internationales par la convention Ramsar. A noter que cette convention, signée le 2 février 1971, est approuvée par plus de 134 pays travaillant dans le cadre de conservation et d’exploitation durables d’environ 1.050 zones humides d’intérêt international.


    Contrôle

    Le réseau de surveillance de l’influenza aviaire au niveau des zones humides comprend le réseau d’observateurs sur le terrain. Concernant la province d’El Jadida, les sites de contrôle sont comme suit: Lagune Sidi Moussa-Oualidia, les dayas de la plaine de Doukkala, Baie de Haouzia, Jorf Lasfar et les retenues de barrages. Le contrôle permanent de ces sites est assuré par le service provincial des Eaux et Forêts d’El Jadida. Aucune mortalité suspecte de gibiers d’eaux fréquentant ces sites n’a été observée. De notre correspondant, Mohamed RAMDANI

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