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    Economie Internationale

    Les investissements étrangers au vert

    Par L'Economiste | Edition N°:297 Le 25/09/1997 | Partager

    L'internationalisation des systèmes de production dans le monde se reflète à travers le rythme de croissance des investissements étrangers directs. L'Asie et l'Amérique latine entrent dans la course, mais l'Afrique reste à la traîne.


    L'investissement étranger direct (IED) dans le monde a le vent en poupe. Les flux de capitaux ont augmenté de 10% en 1996 à 350 milliards de Dollars. Bien plus, cette envolée profite aux pays en développement alors que les capitaux sont pour l'essentiel d'origine anglo-saxonne. Des disparités subsistent cependant entre les régions. L'Asie se taille toujours la part du lion avec les deux tiers des flux drainés par les pays en développement, en hausse de 25% par rapport à 1995. Elle est talonnée par l'Amérique latine et les Caraïbes où les flux ont bondi de 52% à 39 milliards de Dollars. L'Afrique, elle, reste à la traîne, même si des signes de reprise des flux d'IED sont perceptibles. Ce continent aura drainé près de 5 milliards de Dollars en 1996, en hausse de 5% seulement.
    En fait, la part revenant à l'Afrique dans les apports destinés aux pays en développement s'est réduite de plus de moitié pour s'établir à 5%. Toutefois, rapportés à la taille de l'économie, ces investissements peuvent, dans certains cas, être importants. Ainsi, le stock d'IED rapporté à la taille du marché intérieur (PIB) s'élevait en 1995 à 10% en Afrique contre 14% en Asie, 18% en Amérique latine et 13% en Europe occidentale.

    Trois phases de croissance


    L'importance des investisse-ments paraît donc non négligeable. "Mais ces chiffres ne laissent entrevoir ni les besoins réels en investissements, ni le potentiel du continent africain", est-il indiqué.
    En revanche, les flux revenant à l'Europe centrale et orientale accusent un repli de 14 à 12 milliards de Dollars en 1996, suite au ralentissement des programmes de privatisation. Le dernier rapport sur l'investissement dans le monde de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) explique que la première vague d'expansion des IED survenue en 1979/1981 était due aux investissements effectués dans les pays producteurs de pétrole. La seconde phase, entre 1987 et 1990, avait concerné essentiellement les pays développés. Plusieurs opérations de fusions et de rachats entre entreprises de pays développés se sont alors concrétisées pour contourner les pressions protec-tionnistes. Ces rapprochements continuent de jouer un rôle important dans l'IED, sans pour autant entraîner une baisse de la part des pays en développement dans les entrées de capitaux.

    "Tout porte à croire que les pays d'origine comme les pays bénéficiaires se multiplieront dans les années à venir", indique le rapport. Il est attendu que, dans les prochaines années, la France, l'Allemagne et les pays asiatiques rejoignent le camp des pays exportateurs de capitaux, Etats-Unis et Grande-Bretagne en l'occurrence. Les pays en développement de l'Amérique latine entreront pour leur part dans la course des pays bénéficiaires.
    Lors de la troisième période de croissance des IED entre 1995 et 1996, les pays en développement ont drainé 34% des entrées totales. Leur quote-part dans les entrées totales d'IED progresse après une période de fléchissement durant la seconde phase. "Hormis les ressources naturelles, ces nouveaux lieux d'implantation présentent donc d'autres atouts", précise le rapport de la CNUCED. Le potentiel de croissance et la taille du marché intérieur deviennent déterminants. Autre tournant: la liste des principaux bénéficiaires s'est profondément modifiée, notam-ment du fait du recul des pays producteurs de pétrole. L'impor-tance des pays développés en tant que pays d'accueil tend dans l'ensemble à décroître depuis 1989, même s'ils ont drainé en 1996 quelque 208 milliards de Dollars. Cette tendance profite aux pays en développement. Les IED y auront atteint plus de 130 milliards de Dollars en 1996 et les investis-sements à l'étranger plus de 50 milliards de Dollars. Des chiffres sans précédent. En tête de liste, la Chine qui a attiré 42 milliards de Dollars grâce à la taille de son marché intérieur en pleine expansion.

    Mouna KABLY

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