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    Les instruments en place

    Par L'Economiste | Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    Le Centre Euro-Maroc de l'entreprise, dont l'ouverture a été retardée, devra être «le guichet unique» de tous les instruments européens pour le secteur privé, en particulier pour la mise à niveau. Pour l'heure le GPBM, la BEI et la presse continuent d'être des relais.


    Les instruments mis à la disposition des entreprises marocaines sont nombreux, variés, souvent compliqués, reconnaissent les fonctionnaires européens. Ce sont des extensions de programmes prévus pour les entreprises européennes. Ils s'agit de quelques lignes de financement, mais surtout de réseaux d'information et de mise en relation d'affaires. Car, si les opportunités existent dans les Quinze, les pays méditerranéens et l'Europe centrale avec lesquels l'UE a conclu des accords, il n'est pas facile de les trouver, surtout quand les opérateurs parlent onze langues rien que dans l'Union.
    La Commission européenne, qui gère ces instruments, prévient dans ses guides qu'il faut d'abord «éviter les illusions». Les aides sont rarement directes et l'interlocuteur est toujours le relais local (au Maroc, banques ou Euro-Info Centre).
    De plus, les financements sont toujours partiels, «aide-toi, l'UE t'aidera». Pour tout projet, il faut mettre de sa poche, chercher des compléments.
    Enfin, l'UE conseille d'être «réaliste», de ne pas confondre le montant des enveloppes globales réservées au Maroc ou à toute la région méditerranéenne, et le montant susceptible d'être versé à une entreprise.

    Le BRE
    «Identifier un partenaire potentiel», c'est le but du réseau BRE (Bureau de Rapprochement des Entreprises). Il s'agit de favoriser des «accords de coopération durables» en particulier entre les PME de l'UE et des pays tiers (70), dont le Maroc.
    Le BRE repose sur un réseau de diffusion très large, de 500 correspondants, privés, publics et semi-publics, comme les chambres de commerce ou les journaux. Il est ouvert, comme un bulletin d'annonces classiques.
    Le BRE, c'est d'abord la diffusion de l'information, l'assistance pour la traduction du profil de l'entreprise.
    Pour diffuser sur le BRE, une entreprise doit envoyer son CP (Profil Coopération) précisant son identité, son activité, la région de l'Europe ou du monde où elle veut trouver un partenaire. La coopération peut être commerciale (accord de distribution), financière (joint-venture, requise, création d'entreprise) ou technologique (recherche et développement, licence).
    Tous les CP récoltés par les correspondants sont envoyés à une Unité Centrale de Bruxelles, qui prépare une annonce standardisée, lui attribue un numéro d'identification, l'envoie aux correspondants qui assurent la diffusion des annonces.

    Pour répondre à une annonce diffusée par le BRE, l'entreprise doit prendre contact avec le correspondant qui l'a publiée ou l'Unité Centrale de Bruxelles. Le BRE est gratuit. Au Maroc, L'Economiste et les Nouvelles du Nord publient dans leurs colonnes les offres du BRE. Le Crédit du Maroc et la Bourse Nationale de Sous-Traitance font le suivi. Les annonces de L'Economiste permettent un contact direct.
    Quant au Crédit du Maroc, le BLE (Bureau de Liaison Export) sélectionne, chaque mois, une soixantaine d'offres qu'il met sur sa «Lettre de l'International», diffusée mensuellement à 2.000 exemplaires.
    Dans le sens Maroc-Europe, il peut abonner un client à 2.000 DH par an et insérer pour lui une annonce (accueil efficace par Mme Samira Madani). Le BRE y est conçu comme un outil pour la recherche de partenaires pour un client marocain, avec les autres outils européens ou Internet.

    Le BC Net
    Le Business Cooperation Network est un réseau de conseiller (600), spécialisé dans la coopération entre entreprises: cabinets privés, banques, avocats, associations profes-sionnelles. Ses objectifs sont similaires au BRE, mais si ce dernier est ouvert, le BC Net est confidentiel et fonctionne sur un support informatique par liaison spécialisée et messageries électroniques. Il est implanté dans 30 pays.
    L'entreprise qui souhaite y accéder contacte un conseiller (au Maroc, les banques reliées par le noeud du GPBM). Un Flash Profil est rédigé et envoyé sur le réseau suivant trois critères: secteur, géographie et type de coopération.
    La demande de l'entreprise peut croiser celle d'une autre dans un «matching». Le conseiller traite les réponses, sélectionne, organise la rencontre, assiste à la négociation.
    En principe, chaque agence bancaire peut jouer ce rôle pour 150 DH.

    Les Euro-Info Centres
    Les EIC sont 250 en Europe, et ont été greffés de structures existantes: CCI, agences de développement régional, banques, associations professionnelles. L'objectif est d'aider les entreprises dans différents domaines relevant de la compétence communautaire.
    C'est un peu le guichet unique de l'UE, les Euro-Info Centres sont reliés par messagerie électronique. Ils peuvent répondre les uns aux autres sur des points de droit communautaire et dans les onze langues de l'Union. Ils conseillent sur le meilleur concours financier (crédit...) et les programmes de recherche technologique...
    Euro-Info Maroc se trouve au 71 Av. des FAR à Casablanca (tél./ 44 74 10/11/12). Le responsable du Centre est M. Abdessalam Taâdi. Il est logé et géré par le GPBM.

    Le Centre avait été ouvert en 1993 sur un reliquat du 3ème protocole financier Maroc-CEE, et pour une durée de 4 ans. L'Europe y a mis au total 8 millions de Dirhams et le GPBM 3,6 millions.
    Le Centre traite en moyenne 200 demandes par mois (au total 5.000 depuis l'ouverture), dont 10% émanant de l'Europe et 90% du Maroc.
    Sur le contenu des demandes, près de 20% portent sur la recherche de partenaires, et 80% sur les informations sectorielles, les produits, les normes, les standards.
    La recherche s'effectue à travers les autres EIC.
    Les entreprises s'adressent directement au Centre, rarement par le truchement des réseaux bancaires.
    Le responsable du Centre estime que le taux de satisfaction de la demande est de 93%. Les entreprises trouvent réponse. La suite et la conclusion de l'affaire impliquent une autre question. En mars 1998 la formule et le financement s'arrêteront. le Centre pourra être relogé à Euro-Maroc de l'entreprise ou ailleurs.

    Europartenariat
    N'oubliez pas le prochain. Il se tiendra les 16 et 17 octobre 1997 à Clermont-Ferrand. Le précédent a eu lieu en Grèce, en Pirée. Ce sont des journées de rencontres d'entreprises européennes auxquelles les entreprises marocaines sont conviées.
    L'UE estime que 4 contacts sur 10 aboutissent à des contrats.
    L'organisateur sélectionne sur son territoire des PME présentant un projet de partenariat international. Des offres sont établies. Dans les autres pays, les relais s'activent pour trouver des entreprises qui iront participer à des rendez-vous personnalisés.
    Europrtenariat a fait des petits. Il s'agit des Med partenariats, organisés dans un pays européen non membre de l'UE. Des organismes nationaux ou régionaux d'au moins trois pays (CCI, associations professionnelles) peuvent aussi proposer et organiser des Interprises, opérations encore plus ciblées et spécialisées par secteur. Un bon exemple est la manifestation organisée en mai dernier au Maroc pour la pêche. Pour trois manifestations, l'UE donne son appui financier et technique pour l'organisation.

    Salons inversés
    Les IBEX (International Buyers Exhibitions) sont appelés salons inversés, car ce ne sont pas les fournisseurs qui représentent leurs offres de produits ou de services, mais les donneurs d'ordre, en général de grands groupes qui accueillent leurs sous-traitants potentiels

    ECIP
    Ce sigle désigne le programme «European Community Investement Partners». C'est un soutien à la coopération (surtout PME) de l'UE et de pays tiers, dont le Maroc.
    La Facilité1 concerne «la phase d'identification de projets et de sélection de partenaires», à travers des études marketing ou des séminaires réunissant des partenaires potentiels. La subvention, soit 50% du coût, peut aller jusqu'à 100.000 Ecus. Cette Facilite1 concerne les organismes privés ou publics représentant un ensemble d'entreprises.
    La Facilité2, qui concerne «la faisabilité et les projets pilotes», consiste en une avance sans intérêt. L'entreprise a besoin de rassembler des données pour la viabilité du projet, la sélection définitive du partenaire. L'avance peut aller jusqu'à 50% du coût, soit 250.000 Ecus. Elle doit donc être remboursée, ou du moins convertie en prises de participations. Elle ne peut être convertie en subvention que si le projet n'aboutit pas après deux ans.
    La Facilité3 concerne «la phase de financement des besoins en capitaux». Ce sont des prêts participatifs qui ne peuvent dépasser 20% du capital ou 1 million d'Ecus. Seul le partenaire européen au Maroc peut l'obtenir via une banque européenne, car les entreprises marocaines disposent du capital-risque BEI.
    Les entreprises locales, travaillant sous licence pour des entreprises européennes, peuvent bénéficier de la Facilite3.
    La Facilité4 est destinée à la formation, l'assistance technique ou la gestion.
    Trois banques marocaines ont été agréées pour les ECIP 1, 2 et 4 (Wafabank, BMCE, BMCI), à côté de Proparco, qui peut aussi distribuer la Facilité3.
    Les facilités n'ont pas eu grand succès. De 1988 à juin 1996, il y a 92 dossiers et 7,7 millions d'Ecus distribués. Et encore, la plupart étaient introduites de France ou de Grande-Bretagne.
    Une 5ème Facilité 1-B a été introduite depuis juin 1996 pour les privatisations.

    Capital-risque BEI
    L'Europe a mis en place une dotation de 9 millions d'Ecus en capital-risque pour les entrepreneurs européens qui veulent renforcer leurs fonds propres et travailler avec les Marocains qui, eux, peuvent puiser dans une dotation de 20 millions d'Ecus.

    Les provinces du Nord
    C'est un instrument spécifique, taillé sur mesure pour les provinces du Nord, zone privilégiée, en raison de sa proximité de l'Europe et de ses besoins.
    Il y a d'abord un programme pilote «Modernisation Rurale» lancé avec la CNCA.
    Il y a ensuite un programme de création d'entreprises dit Crédit Chamal. La première ligne pilote de 7 millions d'Ecus a été pilotée par la BCP, elle est en cours d'évaluation.
    La seconde ligne, Chamal1, concernera les autres banques et sera de 7 millions d'Ecus.

    Khalid BELYAZID

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