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    Les grands procèsLe détournement de fonds à la CNSS devant la justice depuis plus de 5 ans

    Par L'Economiste | Edition N°:926 Le 29/12/2000 | Partager

    . Remontant aux années 80, ce dossier n'est toujours pas éclairci . Près de 30 millions de DH volatilisés d'un sous-compte. M. Abbas El Fassi compte saisir de nouveau la justice si des détournements dans la gestion de la Caisse sont établisLes comptes de la CNSS ne sont toujours pas adoptés. Les administrateurs hésitent à donner le quitus pour les années antérieures. Ce qui laisse supposer que les membres du Conseil d'Administration ne veulent pas engager leur responsabilité pour une gestion avec laquelle ils n'avaient aucun rapport. C'est pour cette raison qu'ils ont décidé de faire appel à un cabinet d'experts-comptables. L'objectif est de disposer de plus d'éclaircissements sur la gestion qui a prévalu jusque-là au niveau de la Caisse. Ce cabinet sera chargé de répondre à certaines interrogations des administrateurs: les anomalies identifiées par les rapports d'audit relèvent-elles uniquement d'une mauvaise gestion ou sont-elles dues à des malversations et des détournements de fonds? Et le cas échéant, des poursuites judiciaires seront-elles déclenchées? Lors d'une interview accordée à L'Economiste, M. Abbas El Fassi, ministre de l'Emploi, déclare être décidé à saisir les tribunaux. «Si un rapport d'audit établit des détournements, alors la justice sera saisie«. Et de poursuivre: «Il existe également des fautes à caractère exclusivement disciplinaire, et des fautes pour incompétence. Là, il faut savoir si elles relèvent du pénal ou non«. Mais le problème réside au niveau du rythme de traitement des dossiers soumis à la justice. Dans tous les cas, la CNSS a déjà à son passif un dossier de détournement. L'affaire remonte aux années 80. Un rapport d'audit conduit par le cabinet Auditas a permis de relever plusieurs anomalies dans la gestion. Ce rapport a révélé l'existence d'un sous-compte, au sein de l'agence BMCE Addamane à Casablanca et par lequel 18 à 30 millions de DH se sont volatilisés et ce, en l'espace de 18 à 24 mois. Rappelons que ce sous-compte n'a rien à voir avec le compte de gestion ouvert au sein de cette même banque et par lequel transitait une partie des cotisations des affiliés. Cette affaire qui a fait l'objet de poursuites en 1996 a été réactivée en 1999. Une enquête dont l'issue n'est pas encore connue a été ouverte à cet effet. Contactée par L'Economiste, la direction de la CNSS s'est contentée de souligner que l'affaire est devant la justice. K. M.

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