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    Les grands labos américains dans le collimateur de la justice

    Par L'Economiste | Edition N°:3342 Le 17/08/2010 | Partager

    . A l’examen: Essais cliniques, licences et promotion des médicaments. Une enquête sur corruption dans les marchés du monde entierLe département américain de la Justice a amorcé une enquête sur une affaire de corruption de grande envergure concernant les grandes compagnies pharmaceutiques. A l’examen, les paiements engagés dans les actions de relations publiques « corporate hospitality », les accords de licence et les essais cliniques sur les marchés du monde entier. GlaxoSmithKline, Pfizer, Bristol-Myers Squibb, Eli Lilly et Merck, notamment, ont révélé avoir été contactés par le département de la justice et la SEC (Securities and Exchange Commission, l’organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers) dans le cadre de l’enquête. Comme le rapporte le Financial Times, il n’y a probablement aucune industrie aussi vulnérable aux violations de la loi anti-corruption américaine (FCPA foreign corrupt practices act) que l’industrie pharmaceutique.En effet, la nature de l’activité de ces multinationales les met en contact permanent avec des acteurs du domaine médical (médecins, cliniciens, pharmaciens…), considérés comme des fonctionnaires d’état. Un contact qui augmente le risque de pratiques corruptives, ce qui a motivé l’intérêt du département américain de justice pour la question. L’enquête, à un stade relativement précoce, est considérée comme une priorité pour le département américain de la justice. Elle scrute tous les aspects de l’activité des groupes pharmaceutiques hors Etats Unis: les interactions avec les médecins, les autorisations de construction, le listage des médicaments dans les hôpitaux, les licences d’importation et de fabrication, et particulièrement les essais cliniques.Contactés a l’occasion, des responsables au sein de filiales de laboratoires américains autorisés au Maroc, déclarent n’avoir toujours pas eu d’écho de l’enquête. Du côté de Pfizer Maroc, Dr. Mostafa Benmimoun, directeur des opérations médicales, certifie qu’au Maroc «le risques de corruption est minime en raison de la forte réglementation du secteur». Il rappelle que tous les employés de la firme sont tenus de signer la Foreign Corrupt Practice Act, qui régule leurs rapports avec les spécialistes de santé. Par ailleurs, l’association MIS (Maroc Innovation & Santé) regroupant l’ensemble des filiales des multinationales de l’industrie pharmaceutique au Maroc a édité cette année le «code des bonnes pratiques promotionnelles» qui prône le respect des règles éthiques dans la promotion du médicament. Sans oublier, la loi 17-04 portant code du médicament et de la pharmacie.F.Z.A.En bref :

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