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    Economie

    Les femmes dans le commerce : Coiffure et habillement en tête

    Par L'Economiste | Edition N°:221 Le 14/03/1996 | Partager

    A partir de cinq critères, indépendants les uns des autres, les analystes du RCC ont procédé au recensement de 21.894 femmes immatriculées en tant que commerçantes. A travers les chiffres, c'est la ville de Casablanca qui détient le record par tribunal et lieu de naissance. Par branche d'activité, la coiffure arrive en pôle position.

    Les femmes sont de plus en plus nombreuses à intégrer le marché de l'emploi au Maroc. Elles sont aussi de plus en plus nombreuses à exercer dans le commerce en tant que personnes physiques.

    De plus, la décennie 80 reste pour la plupart des villes caractérisée par l'accroissement de l'activité professionnelle féminine.

    Ainsi, à fin juin 1995, 21.894 femmes sont immatriculées au Registre Central du Commerce (RCC) sur les 370.000 personnes physiques resencées(1) exerçant une activité commerciale, et représentent 6% de l'ensemble. Les chiffres recueillis ne concernent que les personnes physiques, ceux concernant les personnes morales sont en cours de saisie.

    Dans tous les cas, les statistiques ont été réalisées sur la base de cinq critères: la répartition par tribunal, lieu de naissance, nationalité, âge au moment de l'inscription et activité.

    Concernant la répartition par tribunal, Casablanca reste de loin la ville qui reçoit le nombre le plus élevé de femmes immatriculées au RCC avec un total de 8.618 (39,3% de l'ensemble). Elles étaient 2.903 femmes immatriculées avant 1956, 414 entre 1956 et 1959, 671 durant la décennie 60, 646 pour les années 70, 1.844 pour les années 80 et 2.140 durant la semi-décennie 90.

    Investir les autres villes

    Avant 1956, donc avant l'indépendance, les femmes immatriculées sont surtout des étrangères, concentrées dans les grandes villes économiques, entre Casablanca et Oujda (228), en passant par Rabat (1.051), Marrakech (639), Fès (571) et Meknès (131). Ce n'est qu'à partir des années 80 qu'elles ont commencé à investir les autres villes.

    Toujours au niveau de la répartition par tribunal, Rabat arrive en seconde position avec un total 3.399 (15,5% de l'ensemble), suivie de Marrakech (8%). Lâayoune occupe la dixième place avec un total de 344 immatriculations. Zagora détient le score le plus faible avec une seule femme immatriculée au RCC, et ce uniquement à partir des années 90.

    Par lieu de naissance, Casablanca détient toujours le record avec 3.173 immatriculations au RCC (14,4%) réalisant un bon score pour les années 90 avec 1.477 immatriculations contre 946 pour la décennie 80. Arrivent ensuite Fès avec un total de 2.097 immatriculations (6,2%), Rabat (5%), Marrakech (4%) et Meknès (3%).

    Paris, lieu de naissance, occupe la huitième place avec un total de 421 femmes immatriculées au RCC. Les Parisiennes immatriculées étaient 319 avant l'indépendance, 11 durant la décennie 80 pour retomber à 9 au cours des années 90. Oran (300 immatriculations), Alger (144 immatriculations), Tunis (127 immatriculations) ou encore Marseille (93 immatriculations), ne se défendent pas mal non plus. Pour ces différentes villes, le plus grand nombre d'immatriculations demeure concentré avant 1956 et se réduit comme une peau de chagrin au cours des années. Il en est ainsi par exemple des Marseillaises qui étaient 77 avant 1956, 10 durant les années 60, 2 au cours de la décennie 70 et 80 pour ne plus exercer aujourd'hui.

    15ème position pour Cuba, le Mexique...

    Par nationalité, les Marocaines, en toute logique, restent en tête avec au total 14.899 immatriculations (68% de l'ensemble). Elles enregistrent durant les années 80 le nombre de 4.845 immatriculations contre 563 avant 1956. La seconde nationalité immatriculée au RCC est la France (22,6%), suivie de l'Espagne (639 immatriculations) et de l'Italie (363).

    La dernière position est occupée ex aequo par une quinzaine de nationalités. Il s'agit notamment du Canada, du Mexique, de la Mauritanie, du Sénégal, de la Finlande, de la Slovaquie, de Cuba... qui totalisent une seule immatriculation généralement située entre les années 60 et aujourd'hui.

    Par ailleurs, par branche d'activité, la coiffure arrive en pôle position avec 2.235 femmes immatriculées sur le total de 21.894, soit 10% de l'ensemble. Le commerce de détail d'articles d'habillement et de bonneterie vient en seconde position (8,3%). La restauration et débits de boissons, la confection de vêtements et de lingerie, le commerce de détail des produits pharmaceutiques arrivent respectivement en troisième, quatrième et cinquième positions. Le reste se partage entre l'hôtellerie, le commerce de gros, la blanchisserie, le teinturerie, le commerce de détail en papeterie, la bijouterie.... Les services d'expédition de marchandises ou de meubles et location de conteneurs affichent le nombre d'immatriculations le plus bas (26).

    Enfin, la répartition par âge au moment de l'inscription fait ressortir que la tranche des 30 à 35 ans concentre le plus grand nombre (4.974), soit 28% du total. Elle est suivie des 40 à 45 ans (15%). Les plus de 55 ans affichent un taux non négligeable avec près de 10% de l'ensemble. Les moins de 20 ans sont les moins nombreuses avec 365 immatriculations (1,6%).

    M.O.

    (1) Les analystes du RCC ont procédé à la saisie de l'ensemble du fichier du Registre, de 1927 à juin 1995.

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