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    Les Européens prêts à s’écharper sur le mini-budget de Tony Blair

    Par L'Economiste | Edition N°:2173 Le 16/12/2005 | Partager

    . Les Britanniques toujours radinsLes dirigeants européens s’apprêtaient à se plonger le 15 décembre au soir dans les affres du budget 2007-2013 de l’UE, avec des discussions qui s’annoncent électriques autour des dernières propositions de la présidence britannique. Ce budget est censé aider les nouveaux pays d’Europe centrale et orientale entrés dans l’Union en 2004 à rattraper les Etats membres plus anciens. Il doit aussi redonner un souffle à l’UE, doublement sonnée cette année par les rejets de la Constitution européenne en France et aux Pays-Bas, puis par l’échec en juin dernier d’un premier sommet consacré au budget, sous présidence luxembourgeoise. Face à ces deux défis, la proposition de «mini-budget» de la présidence britannique est perçue comme «insuffisante» par beaucoup de pays et par la Commission européenne. Le gouvernement de Tony Blair a proposé mercredi une enveloppe totale de 849,3 milliards d’euros, soit 1,03% du PIB communautaire, alors que le Luxembourg prévoyait 22 milliards d’euros supplémentaires (1,06%). Dans une lettre au Financial Times, les chefs des diplomaties française et polonaise ont fait front commun jeudi contre cette proposition «qui ne peut pas être la base d’un accord». «Selon ce projet, les Etats membres les plus pauvres feraient de nouveaux sacrifices importants, tandis qu’un seul Etat membre, le Royaume-Uni, verrait sa position considérablement améliorée», écrivent Philippe Douste-Blazy et Stefan Meller. Le grand reproche fait aux propositions de Blair tient au fameux rabais dont le Royaume-Uni bénéficie depuis 1984, à une époque où il était beaucoup plus pauvre qu’aujourd’hui. Avec l’élargissement, ce rabais devait mécaniquement augmenter à 7,7 milliards par an sur la période 2007-2013. Jusqu’ici, le Royaume-Uni n’a accepté qu’une légère diminution de ce rabais: il continuerait à croître, mais les Britanniques toucheraient 8 milliards d’euros en moins entre 2007 et 2013. Les querelles budgétaires donnent l’image d’une Europe plus engluée dans d’obscurs comptes d’apothicaire que transparente et tournée vers l’avenir. Synthèse L’Economiste

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