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    Enquête

    Les enjeux de la flexibilité du travail

    Par L'Economiste | Edition N°:640 Le 17/11/1999 | Partager

    · Le consensus autour du modèle à adopter est difficile à obtenir

    · L'AGEF se penche sur le thème. Ce débat intervient au moment où le projet de code du travail devait instaurer une trame juridique


    Débattre de la flexibilité n'est pas une mince affaire. D'abord il est difficile de mesurer l'impact de la flexibilité sur un dossier qui lui a toujours été greffé: la compétitivité.
    Ensuite, il est parfois tentant de confiner le débat à des considérations théoriques, un piège contre lequel M. Khalid Alioua a souvent mis en garde. "Il faut partir de la réalité du terrain", avait déclaré, il y a quelques mois le ministre de l'Emploi devant un parterre d'entrepreneurs membres de la CFCIM. C'est donc en appréhendant ces contraintes que l'on pourra apprécier la qualité de la rencontre organisée par l'Association des Gestionnaires et Formateurs de Personnel (AGEF) autour du thème de la "flexibilité du travail"(1). D'emblée, M. Mohamed Bouidar, DG du groupe des Brasseries du Maroc, a situé le débat dans un cadre global, celui de la mondialisation. Le phénomène impose aux entreprises les contraintes de la compétitivité. Dans ces conditions, la flexibilité devient une question de survie. Mais attention, le concept ne se limite pas à une affaire de plans sociaux ou de réduction du temps du travail. "En réalité, il existe deux types de flexibilité: quantitative et qualitative. L'erreur serait d'occulter la seconde dimension", estime M. Bouidar qui a insisté sur la nécessité de valoriser les Ressources Humaines.

    Le consensus autour du modèle idoine en matière de flexibilité est difficile. Et il suffit pour cela de suivre les discussions qui se déroulent en France sur la deuxième loi Aubry. Après plusieurs propositions, contre-propositions et aller-retour entre assemblée nationale et Sénat, la loi n'est toujours pas entrée en vigueur. "Le débat sur la flexibilité en France est extrêmement difficile", souligne M. Daniel Marchand, professeur au CNAM (Centre National des Arts et Métiers) de Paris.
    Selon qu'il s'agit d'heures supplémentaires, de la modulation du temps du travail, du travail intermittent ou encore du travail précaire (travail à temps partiel, travail à durée déterminée et travail temporaire). Les enjeux sont différents "quelle que soit l'issue de la réforme en cours, l'important est d'arriver à un juste milieu de manière à sauvegarder les intérêts des salariés et de ne pas compromettre la bonne marche des entreprises".
    Ces réflexions interviennent au moment où le Maroc s'apprête aussi à mettre en place une trame juridique.
    Le code du travail a en effet ouvert le débat sur l'aménagement du temps du travail, en termes de réduction mais aussi en termes de partage des opportunités du travail. Forcément, dans ces conditions, il est toujours intéressant de voir ce qui se passe ailleurs.

    Mohamed BENABID

    (1) Il s'agit d'un déjeuner-débat qui s'est tenu hier à Casablanca. La manifestation a vu la participation d'une délégation française composée de directeurs des Ressources Humaines et enseignants du CNAM.

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