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    Les écoles manquent de formateurs qualifiés

    Par L'Economiste | Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    L'offre des établissements privés de formation professionnelle est pléthorique, mais rares sont ceux qui assurent un enseignement de qualité, indique une enquête du Ministère de tutelle. Les établissements privés sont pour la plupart sous-encadrés.


    Qui de nous n'a pas trouvé un jour sa boîte aux lettres submergée par un amas de prospectus et de dépliants vantant les mérites de tel ou tel établissement privé de formation professionnelle. L'offre est devenue plétho-rique. Ce genre d'établissements pullulent ici et là et font les yeux doux à une population de jeunes avides de savoir mais ne savent pas où donner de la tête ou plutôt à qui confier leur avenir. On est en droit alors de se demander si ces écoles sont vraiment qualifiées pour dispenser un enseignement de qualité. Une première réponse vient d'être donnée par le Ministère de tutelle.
    Un diagnostic systématique du niveau de qualification des formateurs et des directeurs des établissements privés de formation professionnelle (EPFP) a été établi par le Département de la Formation Professionnelle relevant du Ministère de l'Habitat, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle. Il en ressort que le secteur privé de formation professionnelle est largement sous-encadré en termes de qualification technique, pédagogique et de gestion. Il demeure large-ment enfermé dans un cercle d'autorepro-duction, dans la mesure où c'est parmi ses lauréats qu'il recrute une forte proportion de ses formateurs (à raison de 40%) et surtout de ses directeurs (à plus de 70%). La proportion des ingénieurs y est infime (5%), de même que celle des cadres techniciens intermédiaires type bac+2 (5% également). Le cinquième des formateurs du secteur administration, informatique et gestion, le quart des formateurs du secteur électrique, électronique et mécanique et 17% des formateurs du secteur tourisme et hôtellerie ont des diplômes en deçà du niveau bac+2. Outre la jeunesse et l'inexpérience de la majorité écrasante des cadres, la préparation pédagogique et de gestion de ces derniers est quasiment inexistante.

    Plan de soutien

    A partir de ce diagnostic, le Département de la Formation Professionnelle a mis en oeuvre un plan de soutien à l'encadrement des établissements privés de formation professionnelle comprenant trois axes. D'abord, un programme de mise à niveau des responsables en management des EPFP dans les secteurs prioritaires. Ce programme, en cours de finalisation, sera testé dès cette année dans le cadre d'une expérience-pilote pour les perfectionnement d'un échantillon de 40 directeurs des EPFP dans les secteurs informatique, administratif et de gestion. Ensuite, un cycle de perfectionnement pédagogique des formateurs commun à tous les secteurs sera destiné cette année à un échantillon de 200 formateurs. Il est prévu enfin un plan de perfectionnement technique des formateurs permanents.
    Dans le cadre du programme d'assainis-sement, de normalisation graduelle et d'adaptation progressive des formations offertes par le secteur privé, le Département de la Formation Professionnelle a mené une opération d'évaluation du secteur. Opération qui a permis l'audit de 844 établissements et l'évaluation de la conformité par rapport aux normes générales en vigueur dans le secteur, l'harmonisation des appellations des filières et la normalisation des contenus de formation par l'élaboration d'une nomenclature type, l'établissement des bilans complets en termes d'indicateurs de gestion et de programmes pour chaque entité auditée et la communi-cation de ces bilans à chaque établissement.
    La mise à niveau du secteur privé de formation professionnelle est prise en charge, en partie, dans le cadre des programmes financés par les organismes internationaux. Le projet retenu à cet effet dans le cadre du programme MEDA concerne l'assistance à l'élaboration des programmes de formation au profit des EPFP du secteur tertiaire. Ce projet, estimé à un demi-million d'Ecus (1 Ecu= 10,73 DH), concerne le perfection-nement de 140 formateurs et cadres de gestion et la mise à niveau de plusieurs filières.

    Salim LAHJOUMRI

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