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    Entreprises

    Les dossiers chauds de la Fédération chez le ministre

    Par L'Economiste | Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    Accumulation des retards de paiement, sort des chantiers arrêtés, attestation de régularité vis-à-vis de la CNSS... Autant de dossiers chauds qui se trouvent sur le bureau de M. Mourad Chérif. M. Bouchaïb Benhamida, président de la FNBTP affiche son optimisme.


    La Fédération Nationale des BTP ne perd pas son temps. Son président, M. Bouchaïb Benhamida a provoqué une réunion de travail avec M. Mourad Chérif, ministre de l'Habitat, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle.
    Objectif: trouver les solutions à une série de problèmes. Le plus urgent concerne l'accumulation des retards de paiement des promoteurs publics de l'habitat (PPH) que sont les ERAC, la SNEC, ANHI notamment. Selon la Fédération, le montant de l'ardoise des établis-sements sous tutelle du Ministère atteint 150 millions de DH et concerne une vingtaine d'entrep-rises.
    La Fédération ne cache pas son optimisme de voir le ministre effacer cette ardoise qui pèse sur les entreprises dont la plupart ont stoppé leur chantier ou ralenti leurs activités.

    L'ensemble des créances des entreprises du secteur des BTP sur l'Etat s'élèvent à 4,6 milliards de DH au 31 décembre 1996, soit une progression de 35,3% par rapport au montant enregistré un semestre auparavant. Ces chiffres sont extraits de l'enquête de conjoncture du Ministère des Travaux Publics qui a concerné un échantillon de 480 entreprises organisées dans différentes branches d'activités. Quant au volume des créances avancé par la Fédération à la suite d'un sondage lancé auprès des entreprises, il atteint 6 milliards de DH.
    Avec le ministre, M. Benhamida a également abordé le sort des marchés notifiés en attente d'ordre de services ainsi que celui des chantiers arrêtés. Sur ce point, une solution se profile à l'horizon: résilier les marchés des chantiers arrêtés jugés insolvables et les refiler au secteur privé. Cette démarche pourra s'appliquer dans l'immédiat à deux programmes: l'un est initié par la société Attacharouk, l'autre, connu sous le nom générique de Sidi Moumen (7.000 logements) a été lancé par l'ERAC-Centre. Il connaît d'énormes difficultés financières, a indiqué M. Bouchaïb El Haddaj, directeur de la FNBTP.

    Nouvelles missions pour les PPH


    Autre point examiné, l'atte-station de régularité vis-à-vis de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Ce document sera bientôt obligatoire pour toute entreprise désireuse de participer à un marché public (l'année de suspension est sur le point de s'écouler). Sur ce registre, la FNBTP a demandé que ne soit exigées que l'affiliation et la déclaration régulière des salaires pour la délivrance de ce document.
    A l'issue de cette réunion, une commission mixte Ministère de l'Habitat-FNBTP a été mise en place avec pour mission prioritaire le règlement du problème des arriérés avec les établissements sous tutelle du Ministère. Dans une deuxième phase, cette commission devra explorer toutes les pistes pour préparer les entreprises à assurer également la promotion immobi-lière. Les activités devront couvrir «l'intégralité de l'acte de construire» pour reprendre l'expres-sion chère à M. Benhamida. Il compte sensibiliser les chefs d'entreprise afin de les pousser à prendre en charge l'ensemble du processus, allant de la construction à la promotion immobilière. Cette logique pèsera sur les coûts de production en les tirant vers le bas, selon la Fédération. En fait, la promotion immobilière devra également être inscrite dans la logique du désengagement de l'Etat. Pour étayer sa thèse, il cite l'exemple de la production d'énergie confiée au secteur privé.
    Selon le président de la Fédération, la vision à la base de la création des PPH il y plus d'un quart de siècle a évolué. Il s'agit en fait de revoir leur mission ainsi que celle du Ministère. L'approche de la Fédération converge avec celle du ministre. «M. Mourad Chérif souhaite que son département cesse d'être une structure technique pour se transformer en planificateur de la politique de l'habitat», a indiqué M. Benhamida. D'ailleurs, la Banque Mondiale a vivement recommandé la privatisation des PPH, ne serait-ce qu'en ouvrant une partie de leur capital au secteur privé.

    Mohamed CHAOUI

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