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    Economie

    Les deux cadeaux de l'Aïd pour Oualalou

    Par L'Economiste | Edition N°:923 Le 25/12/2000 | Partager

    . Le projet de Loi de Finances 2001 adopté au Parlement sans chamboulement . La rentrée d'argent de la vente de Maroc Telecom lui ôte tout souci pour le maintien des équilibres macroéconomiquesIl est des coïncidences de calendrier qui sont parfois heureuses. C'est le jour même où (20 décembre) le groupe français Vivendi était déclaré adjudicataire de l'appel d'offres portant sur l'acquisition de 35% de Maroc Telecom que le projet de Loi de Finances 2001 était voté au Parlement. On sait que l'équilibre du Budget 2001 repose étroitement sur l'apport du produit de la cession d'une partie du capital de l'opérateur public de télécommunications. M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie, des Finances, du Tourisme et de la Privatisation, a tout lieu de se montrer doublement satisfait. D'abord, parce que les élus n'ont pas vraiment chamboulé son projet, excepté quelques modifications mineures: le taux d'abattement de l'IS sur les produits de cession de valeurs mobilières et l'avance de l'Etat sur le logement social. Ensuite, parce que les 23 milliards de DH rapportés par la privatisation partielle de Maroc Telecom lui ôtent tout souci (sauf accident) pour la mise en oeuvre des mesures prévues dans la Loi de Finances, dont l'ambitieux programme d'investissement. L'objectif de 3% du déficit fixé semble dorénavant du domaine du possible. Malgré tout, il a été reproché au ministre de l'Economie et des Finances de n'avoir pas saisi l'occasion pour amorcer une réforme de fond du système fiscal: rien sur la TVA, ni sur les tranches de l'IGR tant décriées par les chefs d'entreprise ou la patente dont le paradoxe consiste à taxer l'outil de production. Le plafonnement de la valeur locative à 50 millions de DH a été jugé irréaliste, compte tenu de la taille plutôt moyenne de la plupart des sociétés formant le tissu industriel. Côté dépense, la création des 17.000 nouveaux postes dans une fonction publique a été mal accueillie. Et ce, quand certains ministres (l'Education Nationale) se plaignent publiquement d'emplois fictifs dans leur département.Autre bonne nouvelle pour l'argentier du Royaume, la remontée de l'Euro amorcée la semaine dernière face au Dollar. Si elle s'inscrit dans la durée, comme semblent le prédire les hypothèses du ralentissement de la croissance économique américaine, elle pourra alors relâcher la pression des opérateurs qui souffrent du renchérissement mécanique du Dirham sur les marchés extérieurs. Comme un seul homme, ils réclament aux autorités la révision de la politique des changes en commençant par la dévaluation du Dirham. Un Dollar bon marché, c'est aussi une détente sur la facture pétrolière (et l'éloignement des tensions inflationnistes) et le front de la dette extérieure. A.S.

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