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    LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
    Réfrigérateurs, frigos, lave-linges
    Capacité, prix,... et le reste

    Par L'Economiste | Edition N°:3430 Le 23/12/2010 | Partager

    . L’efficacité énergétique, un critère marginal dans la décision d’achat. Une norme sur la classification des appareils électroménagersLA mention de la classe énergétique sur les étiquettes des appareils électroménagers n’est pas encore obligatoire au Maroc. Mais par effet collatéral elle l’est. La plupart des produits vendus au Maroc étant destinés au marché européen, portent cette mention.Plus qu’une référence, elle permet au consommateur de connaître et de comparer les performances énergétiques de réfrigérateurs et autres lave-linges.Mais il n’est pas rare de trouver des machines qui ne précisent pas la classe énergétique. Pour l’instant, le souci d’optimiser la facture d’électricité n’est pas encore un critère prépondérant dans la décision des consommateurs marocains. Bien souvent, le choix d’un réfrigérateur, d’un congélateur ou d’un lave-linge, se fait selon les critères de capacité et de prix. Pourtant, les économies d’énergie constituent un élément important des coûts variables (fonctionnement) liés à l’appareil. En évitant le choix impulsif, l’achat d’un appareil électroménager plus cher pourra être plus rentable ensuite dans son utilisation. La différence de prix sera récupérée en partie par l’économie d’énergie. Sachant que 90% de l’impact environnemental dans le cycle de vie d’un appareil électroménager est imputable à sa phase d’utilisation. «Le produit le plus concerné est le réfrigérateur qui est branché 365 jours dans l’année et dont le choix est déterminant», affirme Selma Lazreq, responsable marketing à Bosh et Siemens Electroménager. L’augmentation des usages des appareils électroménagers est à l’origine d’une croissance régulière de la consommation d’électricité spécifique des ménages.Très gourmands, ces dispositifs représentent aujourd’hui 50% de la consommation d’énergie d’un ménage, deuxième consommateur et troisième émetteur de CO2 à l’échelle mondiale. C’est pourquoi une simple lecture de l’étiquette énergétique peut être utile dans la mesure où elle permettra au consommateur de fonder son choix sur un critère de rentabilité efficace. En plus de présenter la marque du produit, ses références et d’autres caractéristiques selon l’appareil concerné, l’étiquette énergétique est un indicateur important du respect de l’environnement. En effet, elle est basée sur une grille allant de A à G, allant du vert foncé (couleur correspondant au meilleur rendement énergétique) au rouge, qui est bien compris des consommateurs. Elle donne une idée sur l’efficacité énergétique de l’appareil électroménager.La classification se développe vers le haut, comme le prouve la création des classes A+ et A++ sur les réfrigérateurs. Les appareils appartenant à ces nouvelles catégories permettent une économie d’électricité de 25% à plus de 45% par rapport à un produit de classe A.Aujourd’hui, la plupart des équipementiers proposent des appareils économiques et écologiques, portants des classifications énergétiques. Il faut juste comprendre leur signification. Les vendeurs doivent également fournir un effort dans l’explication des notions de consommation et sensibiliser sur l’importance de l’économie d’énergie et la protection de l’environnement. «Le consommateur doit savoir que son achat est un investissement et qu’en optant pour un produit de qualité éco-responsable, il fait des économies sur le long terme, car un appareil électroménager est prévu pour durer en moyenne 10 ans », explique Selma Lazreq.Sur le plan législatif, la future loi sur la performance énergétique abordera la problématique. Elle vise l’étiquetage et la catégorisation des appareils électroménagers. En attendant, une norme sur l’étiquetage énergétique des appareils électroménagers a été élaborée par le Comité technique de normalisation des appareils domestiques. Elle spécifie les méthodes d’étiquetage énergétiques des appareils de froid et de chaud. Elle concerne, les réfrigérateurs, congélateurs, climatiseurs à usage domestique, fours électriques, machine à laver, sèches linge et laves vaisselle. La documentation technique correspondant à ces appareils doit comprendre le classement de l’appareil selon son efficacité énergétique et ses performances techniques. L’objectif est la mise en valeur des performances énergétiques de façon à inciter le consommateur à comparer les appareils et à choisir les meilleures performances énergétiques. Vaste programme.


    Les classes B et C interdites en Europe

    AFIN d’assurer une meilleure visibilité aux appareils très économes en énergie, l’UE a introduit en 2004 de nouvelles classes énergétiques pour les appareils de réfrigération : A+ et A++. Elles distinguent les réfrigérateurs et les congélateurs qui consomment respectivement 25% et 45% de moins qu’un appareil de classe A. En mars 2009, la commission européenne a proposé de modifier l’actuelle étiquette d’énergie de l’étendre à d’autres appareils et de la rendre plus simple à l’utilisation. Cette nouvelle directive prend en compte l’éco-conception des appareils en obligeant progressivement les fabricants à mettre sur le marché des produits avec un moins fort impact sur l’environnement. Elle a notamment prévu l’interdiction de mise sur le marché des appareils de classe B et C depuis juillet 2010 pour les réfrigérateurs et les congélateurs, les classes inférieures ayant déjà disparu du marché depuis quelques années. La disparition de la classe A est prévue dès le 1er juillet 2014. Par ailleurs, trois nouveaux niveaux de performance énergétique supérieurs à la classe A apparaîtront sur les étiquettes-énergie : A-40% (correspondant à l’actuelle classe A++), A-60% et A-80%, le pourcentage correspondant à l’économie d’énergie effectuée par rapport à la classe A. Et ce à partir du 1er janvier 2011.I. B.

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