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    LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
    Fenelec: Vivre sans le Perg, c’est possible!

    Par L'Economiste | Edition N°:3430 Le 23/12/2010 | Partager

    . De gros appétits sur les marchés africains. Plan solaire: la Fédération veut sa part du gâteauAccompagner les entreprises africaines dans le déploiement des programmes d’électrification rurale, rechercher les moyens et partenariats pour se positionner dans le plan solaire... Youssef Tagmouti, président de la Fenelec, revient sur les chantiers colossaux les opérateurs veulent se positionner aujourd’hui. - L’Economiste: Vous avez participé à la 3e caravane de l’export. Quelles en sont les retombées?- Youssef Tagmouti: La caravane a connu une forte participation de la Fenelec avec 62 entreprises soit 80% des participants. Un engouement qui s’explique par le niveau de maturité dans nos exportations. Cette participation n’est pas une fin en soi, sachant que la Fenelec est habituée à ce type d’exercice depuis une dizaine d’années. Nous avons donc une longueur d’avance sur les autres. Nous ne sommes pas partis aux 3 caravanes de l’export pour prospecter mais pour concrétiser. Parmi les concrétisations, sur les 10 étapes, la Fédération, a signé huit conventions de partenariats avec des fédérations homologues de certains pays africains. L’appel à la Constitution de la confédération africaine d’électricité, Cafelec, lancé lors du salon Elec expo a été entendu par une vingtaine de pays africains, signataires du manifeste d’intérêt. Aujourd’hui, nous sommes en train de préparer son assemblée constitutive prévue en novembre 2011. Toutes ces caravanes ont eu comme objet de communiquer autour de l’information et de drainer le maximum de pays dans cette union continentale. La philosophie de la Cafelec est de mutualiser les efforts et s’auto-émanciper. En termes de business, plusieurs entreprises marocaines ont décidé de s’installer dans certains pays avec des unités industrielles, bureaux de liaisons, plateformes de distribution : Par exemple, Câbleries du Maroc avec une usine au Sénégal, en Mauritanie et en Côte d’ivoire, Nexans avec une prise de participation au Sénégal. - Côté business, quels sont vos projets?- Les entreprises marocaines s’installent sur le continent pour accompagner les entreprises africaines dans le déploiement des programmes d’électrification rurale ou pour l’éclosion d’une pépinière d’ingénierie ou de négoce mutualisé. La Cafelec est venue comme le dernier maillon de la chaîne.- Peut-on dire que le plan solaire, est le nouveau Perg pour les entreprises du secteur? - Le plan solaire marocain est un plan d’envergure international. Les membres de la Fenelec ont voulu se positionner et avoir une part de ce chantier d’envergure. C’est ainsi qu’ils se sont rapprochés de l’Association marocaine de l’énergie solaire et éolienne, l’Amisole. Ce rapprochement a constitué un pont entre deux secteurs différents et très complémentaires à la fois. Elle leur ouvrira certainement les voies de participation à ce projet colossal. La Fenelec, constituée maintenant de 5 associations, a toujours été présente pour capitaliser et canaliser les efforts chaque fois que le Maroc a connu un développement stratégique dans le domaine de l’énergie. Comme à l’époque du Perg, la Fenelec a su drainer les installateurs, les distributeurs et fabricants vers elle. Quand il y a eu l’émergence des produits électroniques, une association dédiée à ce secteur a été constituée. La Fédération joue la carte de la polyvalence et surtout de visionnaire en matière de besoins du secteur.- En parlant du Perg, quels sont vos relations avec l’ONE aujourd’hui?- La Fenelec est sortie d’un programme qui a duré environ 15 ans et qui a demandé beaucoup d’effort. Nous sommes passés d’un taux d’électrification de 16% en 1995 à 98% en 2006. Pendant cette période, il y a eu des hauts et des bas dans les relations avec notre donneur d’ordre. Mais, avec le recul qui s’impose, cette relation s’est soldée par un renforcement des liens entre les deux opérateurs. L’ONE décide de partir conquérir des marchés en Afrique et associe la Fenelec dans son projet. L’amélioration est aussi visible au niveau de la gestion financière. Par ailleurs, l’ONE était trop engagée dans la partie opérationnelle comme la Fenelec. Ensemble, nous avons su tirer les bonnes conclusions pour améliorer la situation sachant que nous avons des défis à relever. - Face à ces défis, le capital humain fait encore défaut… - Nous avons les moyens de combattre ce phénomène. La Fenelec a signé des accords avec des organismes de référence en la matière. Une collaboration pérenne avec une nouvelle philosophie s’est instaurée ainsi avec l’OFPPT, celle de dédier un centre aux métiers de la Fenelec, co-géré par les deux organismes. Ce centre va démarrer ses activités très prochainement. L’OFPPT n’est finalement pas différent d’une entreprise. Aujourd’hui, la Fenelec est le client. Nous cherchons ensemble à produire les compétences dont le marché a besoin, pour éviter aussi les déperditions. - Vous avez lancé des expériences en matière d’efficacité énergétique. Quels en sont les résultats? - Deux projets ont été pensés dans ce sens. Le premier concerne des cellules de réflexion que nous avons mises en place pour pouvoir s’inscrire dans cette optique et étudier des méthodes d’utilisation de produits et services dans l’amélioration de l’efficacité énergétique. Des réflexions ont été amorcées et une étude interne a été lancée. Ce sont une vingtaine de chercheurs et professeurs qui ont rejoint ces cellules et ont vu dans ce projet une manière d’améliorer le quotidien des marocains. Tous les jours, les produits sont améliorés. Par ailleurs, une 2e expérience est en cours de réflexion entre la Fenelec et le ministère du Commerce extérieur. Il s’agit d’électrifier un village en Afrique par des produits et des services marocains et une formation didactique marocaine. L’intérêt est d’offrir une offre globale. Ce sera un village pilote, englobant tout le savoir-faire électrique national. L’OFPPT est partie prenante dans ce projet de formation.


    Petite par sa taille mais dynamique

    La Fenelec regroupe 440 entreprises, représentant plus de 80% du chiffre d’affaires du secteur. Un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros dont un tiers à l’export. La Fédération compte cinq associations. Les métiers s’imbriquent alors de plus en plus, des membres font partie de plusieurs associations. Les entreprises deviennent multisectorielles et multi-produits. Parmi l’actualité de la Fédération, l’organisation simultanée d’un nouveau salon, l’EneR Event, dédié aux énergies renouvelables avec Elec expo en novembre 2011. Propos recueillis par J. K.

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