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    LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
    Energie: Réduire sa facture, c’est possible!

    Par L'Economiste | Edition N°:3430 Le 23/12/2010 | Partager

    . Les grandes entreprises industrielles en pointeComment réduire la facture. Au regard de l’impact des dépenses de l’énergie sur la compétitivité, la problématique de l’efficacité énergétique devient une question centrale dans les entreprises. Et cela dépasse largement le périmètre industriel. C’est donc à une transformation radicale de mentalités à laquelle l’on assiste. Il y a peu encore, les chefs d’entreprises en étaient à tempêter contre le prix du kilowattheure en exigeant de l’Etat de baisser les tarifs industriels. Mais cette politique a des limites. Dans tous les cas, l’ONEEP (Office national d’électricité et de l’eau potable) n’a pas les moyens de jouer le rôle de modérateur des tarifs. Et lorsqu’il a procédé à un réaménagement des tarifs industriels à la demande pressante du gouvernement, la réalité économique l’a vite rattrapé. Aujourd’hui, les entreprises les plus en avance en sont arrivées à la conclusion qu’il faut d’abord explorer les gisements d’économies internes. Et ils existent. Un simple bilan des installations et des équipements permet d’identifier des sources de gaspillage et donc, d’optimisation. La greffe a pris dans l’industrie où les cimentiers ont été les précurseurs. L’exemple vient aussi des acteurs comme le groupe OCP qui a dédié toute une direction stratégique à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables. Pour que ces initiatives impactent vraiment la facture énergétique du pays, il faudra s’assurer de la capillarité auprès des PME et dans d’autres secteurs énergétivores comme l’hôtellerie ou les matériaux de construction. C’est sur ce point-là justement que l’on attend beaucoup de la politique énergétique. La ministre de l’Energie avait annoncé que celle-ci s’appuierait sur l’efficacité énergétique pour atteindre l’objectif de la réduction de la dépendance et de la facture énergétique nationale. Pour l’instant, ces annonces en sont restées au stade des intentions. Excepté les discussions avec le ministère des Finances sur l’aménagement du cadre incitatif -qui n’ont d’ailleurs pas abouti- et l’étude sur l’efficacité énergétique dans la construction, rien à se mettre sous la dent. Rien non plus sur le code gazier dont le projet est en veilleuse depuis plus de dix ans.L’optimisation de la facture de l’énergie ne peut être dissociée d’une remise à plat du système de soutien de prix du butane qui représente un boulet pour les finances publiques. A lui seul, le butane engloutit 2/3 des charges de la compensation. La bouteille qui se vend à 40 dirhams dans le commerce coûterait plus de 100 dirhams au prix actuel du marché. Financièrement, ce système est intenable à moyen terme. Aux dernières nouvelles, le Trésor devra trouver 13 milliards de dirhams supplémentaires pour boucler l’année, les prévisions (14 milliards) ayant été épuisées depuis la fin du premier semestre.


    Vitrine de l’investissement

    Grâce au plan de développement solaire, le secteur de l’énergie est aujourd’hui l’une des vitrines du Maroc auprès des investisseurs. Pour les équipementiers locaux, les initiatives d’efficacité énergétique entretiennent les carnets de commandes après avoir vécu de la rente du Perg. Beaucoup de ces PME se sentent à l’étroit sur leurs terres et font désormais de l’export leur axe de développement stratégique.A. S.

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